Paris

juin 3, 2008

Humeur : fatigué

Vitalité : fatigué

Envie : fatigué

Paris.
Ville infatigable, animal au souffle incessant qui grogne sans cesse, le jour et la nuit.

Sur ses trottoirs usés flottent les promesses, les je t’aime et les au revoir qui sans cesse se répètent au fil des générations. Sur son béton gris les hommes et les femmes se croisent sans se comprendre, se voient sans se regarder et se parlent sans s’écouter. Des êtres perdus tournent en rond, traînant derrière eux la détresse des jours sans saveur et des nuits sans couleurs. Sur les bancs de bois vert écaillés, dans l’ombre des rampes aériennes du métro, attendent quelques âmes esseulées abruties par le cri effroyable des trains qui passent.

Après avoir gagné Stalingrad, je descends le boulevard de la Chapelle en direction de la place Clichy et son agitation folle. Barbès gigote comme une fourmilière hétéroclite, où des milliers d’individus qui se ressemblent si peu progressent en tous sens, s’engouffrent dans les rames de métro, rentrent et sortent des brasseries et des devantures pleines de poussière. Plus loin, Pigalle s’agite comme le corps usé de la femme lascive qu’elle est encore, pleine des effluves d’un vieux parfum qu’éveille le souvenir omniprésent des perversions en tout genre. Sans même y parvenir encore, j’imagine le piédestal en bronze du maréchal Moncey, au cœur de la place Clichy, autour duquel gravitent sans cesse les tôles des voitures qui se suivent, se provoquent, s’insultent et se frôlent.

Paris.
Ville infatigable, animal au souffle incessant qui grogne sans cesse, le jour et la nuit. Ville aux milliers de boulevards, de rues et de recoins, dont l’effroyable complexité n’a jamais terminé d’étourdir mon corps fragile.

3 Réponses to “Paris”

  1. Zapato Veloz said

    Hummm… la fatigue ça se soigne… c’est comment le talent… il faut travailler … et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler… et travailler…
    Pour enfin se reposer… et se dire… QUES CE QUE J’AI BIEN TRAVAILLE! (je ne parle pas, bien entendu, du travail dit « normal »… vous savez bien du type de travail que je parle….
    Allez… el que quiera peces…

  2. Zapato Veloz said

    Pardon pour les erreurs de frappe et les fautes d’hortografe! ;o)

  3. Fred said

    Franchement… suis déçue par cet article..!!!
    je pensais y trouver le récit détaillé de ta soirée à Paris… je sais que tu as matière.. j’y étais..!!

    hop hop hop… au boulot !

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