Musique – « Enfant de la ville » Grand corps malade

mai 13, 2008

Humeur : bonne (très bonne par anticipation, voir « envie »)

Vitalité : luminothérapie intense

Envie : LCD 37’’ full HD TNT HD + PS3 (étape 1 : étude de marché)

Bien que depuis le début du mois de mai le souffle chaud du Printemps suscite bien des réjouissances et fasse naître bien des sourires, même sur les mines les plus maussades, voilà bientôt trois semaines qu’aucun mot n’a éclos sur l’Art niak. Le temps s’écoule entre mes mains comme le sable brûlant des vacances d’été et les mots glissent entre mes doigts me privant du plaisir de les aligner avec toute la musicalité du pianiste que je fus, et que je redeviendrai bien un jour ou l’autre.

Et c’est justement cette musicalité berçant depuis plusieurs jours mes oreilles qui m’exhorte aujourd’hui à choisir quelques mots pour rendre hommage au second volet de l’œuvre musicale d’un artiste nommé Grand corps malade. Les infatigables, les inusables, les fidèles parmi les fidèles, les courageux et les curieux, les obstinés de l’exploration qui ont su rester ici à me lire depuis deux ans, savent quelle admiration je voue à ce jeune « slamer » (comprenez « poète de rue ») dont j’ai capté les premiers mots un soir d’août 2006. Après « Midi 20 », Grand corps malade revient avec « Enfant de la ville », un deuxième album tout aussi touchant et brillant que le premier.

« Ecrire, c’est choisir ». Cette vérité s’avère cruelle, car comment choisir les adjectifs pour évoquer l’expérience Grand corps malade, sans avoir le sentiment de ne jamais suffisamment approcher la nature des sensations qui en découlent. Je dirais que l’expérience Grand corps malade, c’est un peu l’expérience de la vie, racontée avec la simplicité touchante d’un jeune homme qui a déjà vécu. Parce qu’il est un grand artiste, Grand corps malade possède cette faculté magnifique de savoir transmettre. Transmettre ses vérités et ses émotions. Et en les transmettant, il les partage, il les fait vivre en nous et en faisant cela, il nous invite à nous identifier à lui.

Car même si Grand corps malade pratique le slam, même s’il a grandi dans une banlieue difficile, même si je suis à mille lieux de pouvoir trouver des points communs avec ce jeune homme qui parle en « verlan » et jure même dans ses chansons, Grand corps malade démontre avec une grande limpidité l’universalité des émotions. Car l’amitié, l’amour, l’enthousiasme, la tristesse, l’espérance et ou le désespoir, traversent sans cesse l’existence de chacun d’entre nous. Et écouter une chanson de Grand corps malade, c’est un peu retenir les larmes qu’une pensée récurrente vient faire naître : « Ce que dit ce type est magnifique. »

Car il n’y a rien de plus beau que de savoir saisir l’humanité.

3 Réponses to “Musique – « Enfant de la ville » Grand corps malade”

  1. Fred said

    Je ne connais pas bien son oeuvre… mais tu donnes envie de lire ses textes (j’ai pas dit « écouter » !)

    la dernière phrase est de lui ?

  2. guybrush said

    Heu… non c’est de moi 🙂

  3. Fred said

    eh ben j’aime bien….

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