Musique : Radiohead – « In rainbows »

octobre 17, 2007

Inrainbows2

Humeur : musicale
Vitalité : extra-terrestre
Envie : de faire durer mon bonheur

Il a fallut quatre ans.

Quatre ans d’attente et d’interrogations. Quatre ans à se repasser en boucle CD, mp3 et vidéos de concert. A se nourrir jusqu’à plus soif des premiers cris de Pablo Honey, de la révolution The Bends, de l’œuvre d’art Ok computer, de l’expérimental Kid A ou encore du sombre Hail to the thief. Pendant ces quatre ans, l’inquiétude autant que l’impatience ont rongé mes tripes de fan absolu, ont corné mes doigts à force de jouer sur ma guitare les airs de « Fake plastic trees », de « Paranoïd androïd » ou de « Karma police ».

In rainbows est arrivé un matin d’octobre, comme un arc-en-ciel fendant la grisaille de l’automne. Des millions de clicks sur la toile sont allés télécharger la dernière folie de ce groupe hors du temps qu’est Radiohead. Des millions d’âmes ont fait silence, pour écouter et digérer quarante minutes de pure création.

****

 

In rainbows commence dans la douceur pop de « 15 step », annonçant déjà la dimension prise dans l’album par la batterie et une palette de percussions mécaniques et électroniques. « Bodysnatchers » est un condensé brut de rock à la Radiohead. Il y a dans ces quatre minutes d’une rare intensité une réminiscence convergente de « Blow out » (Pablo Honey) d’ « Electioneering » (OK computeur) revu à la sauce Hail to the thief.

« Nude » glace immédiatement par sa beauté. Voyage lyrique porté par la voix aérienne de Thom Yorke, emmené par les arpèges posés de Jonny Greenwood, « Nude » est enveloppé par les sonorités électroniques caractéristiques du groupe, et se termine dans ses dernières secondes par quelques notes sublimissimes. « Weird fishes » propose une étonnante et vaporeuse symphonie de guitares. L’inquiétant « All I need » nous ouvre la porte sur « Faust Arp », une courte mais étonnante ballade acoustique accompagnée par une partition de cordes à la grammaire insaisissable. « Reckoner » et « House of cards » vont de paire : ils sonnent comme des airs totalement inédits, dont les voix en lévitation flottent encore dans mon esprit.

Les premiers accords de l’électrisant « Jigsaw falling into place » sont comme la promesse d’un « Paranoïd androïd » volume 2, difficile malgré tout de reproduire une seconde fois la folie rageuse d’un des titres éternels d’OK computer.

In rainbows termine sa danse avec l’épuré « Videotape ». J’absorbe enfin les accords hypnotisants de ce titre que j’avais entendu pour la toute première fois lors du concert de Radiohead à Rock-en-Seine 2006. Depuis ce jour-là, la mélodie de « Videotape » ne m’a jamais quitté. Il n’y avait qu’un Thom Yorke pour se voûter devant son clavier, pencher son mystérieux visage sur les touches noires et blanches, et composer cette mélodie à la sonorité fascinante. En quatre minute trente, « Videotape » sonne comme un lent cortège silencieux qui peu à peu disparaît dans la nuit.

Un nouveau ticket pour l’espace. Radiohead.

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Une Réponse to “Musique : Radiohead – « In rainbows »”

  1. Matthieu said

    superbe ton article remy. Pour ma part mon côté monomaniac m’oblige a écouter en boucle reckener et videotape.

    Tiens, je fais chercher les paroles
    bises

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