Ecriture : Ya pas écrit la Poste

juillet 1, 2007

Pffff…..

Non je n’ai pas remporté de prix au concours « Déclarez-vous en toutes lettres » de la Poste. Certes c’était un concours national. Des milliers d’écrivains en herbe de talent, certainement, des dizaines d’écrivains de métiers peut-être, qui ont planché sur le sujet. La consigne était simple, écrire la plus belle lettre d’amour en vingt-cinq lignes, à faire parvenir à un jury régional. Deux à trois jours avant la date limite d’envoi, Marie était revenu de la poste en s’écriant : « Eh il y a un concours de lettres d’amour à la Poste, tu devrais participer ! « . Alors juste avant de faire la sieste du samedi après-midi j’avais improvisé ma lettre d’amour en quelques minutes.

Je n’ai même pas été selectionné au niveau régional… « Le talent ne s’invente pas »: cette fois-ci il ne m’a pas traversé. Peu importe, moi je l’aime bien, ma lettre d’amour…

 

Ma chère compagne,

Ma si belle fleur,

Ma lumière,

Mon amour,

Ce matin, à l’heure où mon corps s’éveille, où mes yeux fatigués lentement s’ouvrent à la vie, un déchirement vient secouer mon cœur. Car ce matin comme celui d’hier et ceux de demain, mon corps fragilisé par la tristesse n’est pas assez fort, n’est pas assez grand dans le lit pour y occuper la place que tu y as laissée si brutalement. Dans l’obscurité silencieuse de ce nouvel hiver, le contact de ma peau sous les draps est glacial.

Dans mon esprit figé par tant de douleur revivent comme un film coloré les souvenirs de nos moments. Je me délecte des images de ton visage lumineux, de ta peau clair et de tes yeux amoureux et jamais le regard d’une femme ne m’aura tant bouleversé que le tient. J’ai aimé ton corps autant que ton âme, je fus amoureux de toute ta personne et si précieuse soit la vie, l’idée me vint un jour que j’eus donné la mienne pour construire ton bonheur.

Mais finalement c’est toi qui as donné la tienne. Même entouré de mille êtres qui me chérissent, en ton absence je suis orphelin pour toujours. Je t’ai aimée avec toute la force qu’un homme de ma modestie ait pu déployer, jour après jour, et je n’ai jamais fini de t’aimer. Le cœur se remet de tout, sauf des passions inabouties. Aussi, où que tu sois aujourd’hui, nourris-toi de mes pensées, nourris toi de mon insatiable passion, et repose en paix.

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