Ces derniers temps j’éprouve quelques difficultés à écrire sur l’improvisation, et j’ignore pour quelles raisons. D’ailleurs ceux et celles qui suivent mes « chroniques théâtrales » me le font gentiment remarquer mais je ne sais quoi y répondre… Certainement car comme beaucoup de choses de la vie, les cours du jeudi soirs ont adopté une certaine monotonie et que mon esprit affamé de découvertes incessantes n’y trouve plus les sensations des premières heures. Et vous savez à quel point la monotonie m’est insupportable. Et pourtant il y a toujours dans mon apprentissage du théâtre une bouffée d’air pur, tous les jeudi soirs depuis sept mois. La semaine dernière nous avons passé la soirée à préparer la trame de notre représentation de fin d’année et au terme de deux heures de discussion, l’atelier se termina par quelques minutes d’une rare intensité.

Je ne saurai retranscrire avec assez de justesse la manière avec laquelle Cyril, aux cotés de Frédérique, a su malgré lui nous faire vivre sa prestation certainement la plus drôle de l’année. Parce qu’il était perdu, dépassé par la scène, non réceptif aux indications de Luis, Cyril avait totalement perdu le contrôle et la cohérence de son corps, de ses gestes et de sa parole. Ce potentiel profondément comique dont la force était décuplée par son caractère spontané, naturel, à vrai dire naïf, provoqua en nous quelques longues minutes d’une hilarité mémorable. L’hilarité est magique. L’hilarité a ce pouvoir pendant quelques instants, de nous faire tout oublier sauf le rire, ôter toute importance au temps, au lieu, à l’espace. L’hilarité c’est un peu de bonheur qui arrive comme une grande vague. Merci Cyril…

L’atelier de jeudi soir m’a aussi apporté beaucoup de bonheur, malgré la déception d’apprendre que Cécile 2 ne viendrait plus au théâtre désormais. Cécile avait elle aussi une sorte de potentiel comique dont j’enviais la spontanéité et la naïveté… Nous avions décidé de faire l’atelier dans la cours, dehors, profitant de cette journée de printemps exceptionnellement douce qui lentement s’achevait. Le rideau de scène fût donc installé devant le mur de l’école et les bancs un peu plus loin. Dans la tiède clarté déclinante de ce jeudi, Luis nous emporta une fois de plus dans son imaginaire créatif et récréatif de l’improvisation. Nous avons ri, et ri encore. Nous avons ri des autres, et ri de nous-mêmes. J’étais heureux, finalement, et je pense que Ioanna, Audrey, Brownie, Cécile, Frédérique, Daniel et bien sûr Cyril l’étaient tout autant que moi. Aux alentours de vingt-trois heures nous étions plongés dans le noir. Seuls les deux spots de lumière de Luis illuminaient encore le rideau de scène.

Nous avions des petits yeux fatigués mais nous aurions pu rester là toute la nuit à être heureux, tout simplement.

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Nous manquons de nourriture !

Enfin je dis « nous »… Moi personnellement, je n’en manque pas. Je n’en ai d’ailleurs jamais manqué de toute ma vie. Et vous non plus, lecteur assidu ou accidentel de l’art niak, vous qui avez aujourd’hui l’opportunité de me lire, n’éprouvez point ce manque : dis-moi si tu as Internet et je saurai si tu manges à ta faim.

D’ailleurs à l’instant où vos yeux parcourent de gauche à droite puis de haut en bas mes modestes lignes, peut-être avalez-vous machinalement quelque friandise, quelque produit sucré, salé, ou sucré-salé sans la conscience du privilège de ne pas appartenir pas à ces quelques 900 millions de personnes dans le monde qui, puisant dans les dernières ressources de leur dignité humaine, crient famine. Et oui, il y a certaines choses comme celles-là, sur Terre, qui sont imparables, logiques, inévitables: elles « sont », tout simplement. Et aucun héros, aucun gourou, aucun Dieu quel qu’il soit n’y pourra jamais rien : en considérant du moins qu’une personne bien nourri doit manger une pomme entière, lorsque nous produisons dix pommes nous ne pouvons nourrir que dix personnes, pas une de plus.

Alors voilà d’ici cinquante ans, si nous voulons répondre au double besoin de nourrir les 900 millions de terriens qui n’ont pour nourriture qu’une espérance insensée, et de donner également aux 3 milliards d’individus supplémentaires ayant gonflé la planète d’ici là, il faudra mathématiquement doubler notre production de nourriture et savoir la rendre accessible à tous. Certes la planète regorge de millions de m2 exploitables mais ces millions de m2, des millions de petits hommes démunis n’ont pas les moyens de les cultiver. Et puis d’ailleurs, à l’heure où le biocarburant à le vent en poupe, de vraies questions pointent le bout de leur nez : par exemple face à cette problématique, quelle part énergétique réserver à la production de maïs et à la canne à sucre ? Agir pour l’environnement, préserver la planète ou bien nourrir la planète ? Mon Dieu (tiens le revoilà lui) que la vie sur Terre est cruelle. Je crois que s’il existe une forme de vie évoluée quelque part dans la galaxie, sans en douter un seul instant elle serait confrontée aux mêmes défis de survie sur sa planète. Ce qui me fait penser qu’elle aurait certainement autre chose à faire que de venir nous rendre visite à bord de soucoupes volantes… Désolé Mulder et Scully, je viens en quelque sorte de démontrer que sur une planète évoluée il y a forcément une majorité d’individus affamés, rendant peu plausible la visite sur Terre de petits hommes verts, ou de quelque couleur que ce soit.

Et pourtant, comme s’insurge régulièrement ma tendre épouse devant le petit téléviseur de la cuisine, malgré des images comme celles-ci des millions d’euros et de dollars partent dans les programmes spatiaux. Parfois je préfèrerais ne pas respirer l’air du temps, tellement il est difficile d’en supporter l’odeur macabre.

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La citation du jour 14

avril 27, 2007

« Il est doux à tout âge de se laisser guider

par la fantaisie ».

Marcel Proust

 

« Distant voice »

avril 17, 2007

Ce soir je viens de découvrir le blog inauguré il y a quelques jours par ma maman, « Distant voice« … Comme quoi, il y a des évènements de la vie dont on ne soupçonnait pas une seule seconde la probabilité de survenue.

La lecture des premiers articles de ce blog m’a procuré d’étonnantes sensations mêlant la fierté, l’enthousiasme, la nostalgie, l’admiration et le plaisir. Et cette découverte me rappelle les mots de ma soeur lorsque celle-ci est venue, en septembre dernier parcourir l’art niak :  » C’est fou comme c’est parfois via l’extérieur que l’on redécouvre les siens ». L’écriture a cela d’inimitable, de magique, de dévoiler de celui ou celle dont elle provient, des aspects qu’aucune parole ne pourrait égaler. Et puis nous sommes comme cela nous, chez les Coulot. La pudeur de la parole et des sentiments. Juste un regard, une pensée, dans l’espérance que l’autre saura capter le regard ou ressentir l’émotion qu’aucun signe extérieur n’est venue trahir.

Alors voilà, c’est une expérience peu commune que de redécouvrir sa propre mère au travers de l’écriture. L’écriture rapproche les hommes et les femmes, même au sein d’une même famille.

J’ignore quelle est la signification de « Distant voice », et je ne sais pas si ma mère saura me donner réellement l’explication de ce choix. Pourtant j’ai intimement l’idée que ce nom est loin d’être anodin. Ma maman a toujours été, du moins de ce que j’ai pu en capter de ma vie d’enfant, une personne croyante et spirituelle. Dans sa pratique du bouddhisme, celle-ci a toujours été d’une très grande discrétion et je n’ai jamais su vraiment quelle était la consistance de cette vie religieuse, tout en intériorité et sobriété. La seule chose dont elle ait pu nous faire part, à mes soeurs et moi, c’est l’importance particulière que ma mère accorde aux notions d’intuitions, de visions, de spiritualité. C’est toujours avec autant d’effroi et d’émotion que nous écoutons le récit furtif de notre mère racontant deux décès ayant marqué notre existence, celui de son oncle et de sa propre mère. Durant la nuit précédant la mort de son oncle bien-aimé, ma mère nous rapporte avoir été réveillé lui semble t’il, par un raclement de gorge. Le lendemain matin un sentiment de malaise l’avait saisie et toutes ses pensées se tournèrent vers ma grand-mère, avant d’apprendre le décès de son oncle le soir même. La disparition de ma grand-mère peu de temps après avaient aussi éveillé, de manière quasi prémonitoire un phénomène spirituel chez ma mère : au coeur de l’été, sur le long trajet de voiture qui devait la mener près de ma grand-mère, un triste pressentiment l’incita à prendre son livre de prières pour se recueillir, quelques heures avant que notre aïeule ne nous quitte pour toujours.

*****

Il y a environ un an, durant la préparation de mon mariage ma mère m’a expliqué comment, dans la vision du bouddhisme, la vie est conçue comme la résultante de deux forces divergentes. La première force dont chacun a la maîtrise est guidée selon nos propres choix, nos propres décisions et nos envies personnelles. L’autre force, au contraire, relève de l’imprévisible, du hasard, du destin. Et nous n’avons pas l’entier contrôle de nos existences.

« Distant voice ». Cette voix intérieure, distante et fragile. Peut-être celle qui d’une certaine manière, guide nos actes, nos paroles, nos pensées.

Bouddhisme ou pas, prêtons l’oreille…

DistantVoice

 

 

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Alors qu’une épidémie mortelle décime la population d’une cité, les autorités religieuses décident de condamner les mourants et de mettre feu aux quartiers touchés par la maladie. En décidant d’aller secourir sa petite soeur, Alatea est prise en chasse par des soldats. Durant son parcours Alatea fait la lumière sur la légende de sa grand-mère dont le récit rapporte l’existence d’un dragon responsable de la maladie. Alatea serait-elle l’héritière d’une lignée de chasseurs de dragons ?

« Chevaliers dragons » est une variation de la série d’héroic-fantasy imaginée par Anne et Gérard Guero sous le pseudonyme d’Ange, « La geste des chevaliers dragons ». Cette collection ayant vu la collaboration de nombreux dessinateurs compte aujourd’hui cinq albums. Avec « Chevaliers dragons », Ange a souhaité tendre la main vers un auteur adulé dans son pays, la Corée et connu sous le nom de Dohae (Dohé). Les fidèles de la série sont manifestement déçus devant cet « hors série » surprenant en de nombreux points, dont le scénario n’apporte rien de neuf par rapport aux cinq tomes déjà parus, mais c’est avec une ignorance totale de « La geste des chevaliers dragons » que j’ai découvert avec beaucoup de plaisir cet album si attachant.

Sans avoir une grande passion pour les mangas, c’est avec beaucoup de curiosité que nous suivons Dohé ouvrir les portes de la bande dessinée coréenne, le « manhwa ». Les traits qu’adopte l’auteur pour ses personnages sont clairement du style asiatique et d’une grande finesse mais sans tomber dans la caricature qui souvent déçoit dans ce style de dessin. L’agencement des vignettes, la manière de cadrer les scènes et surtout l’alternance des colorations au fil du récit donnent à l’album une saveur peu commune. Voilà pour la forme. Concernant le fond, le scénario n’est certes pas d’une originalité révolutionnaire et il faut savoir s’ouvrir au spécificités de l’héroic-fantasy, mais placé dans l’atmosphère exotique de Dohé le thème des Chevaliers dragons dégage une certaine poésie : quelques pages où se mêlent beauté et violence, dans une économie pudique de dialogues inutiles.

Voici donc un bel album à découvrir, dont l’originalité réside principalement dans le travail d’un auteur coréen dont l’apport artistique est lumineux. Une rareté.

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Le Toxic planet 2007 est arrivé !

Il y a quelques mois je vous présentais le premier tome de Toxic planet, « Milieu naturel » que je dévorais de plaisir. Voici « Espèce menacée », où David Ratte nous invite à retrouver Sam, sa compagne et sa mémé dans des scènes de vies quotidiennes… polluées.

L’humour est intact, les trouvailles sont nombreuses et l’auteur prend manifestement toujours la même jubilation à pointer du doigt, grâce au rire, les dérives environnementales de notre planète. Un album moderne, coloré, juste, dont on espère simplement qu’on pourra, dans trente ans relire les pages sans se dire : « Merde, c’est plus très drôle : finalement c’est vraiment ce qu’il s’est passé… »

Il suffit de parcourir le livre d’or du site officiel de Toxic planet pour comprendre que ces deux albums constituent une grande et belle réussite. Et en plus, les Editions Paquet mettent le paquet (ça s’est mon humour de supermarché…) en proposant deux albums imprimés selon un procédé respectueux de l’environnement…

Que demande le peuple ?

Site officiel…

 Ecriture

De tous temps dans le monde entier, des hommes et des femmes ont senti vibrer en eux la fibre de l’écriture et ont su transmettre cette passion à leur entourage. J’ignore aujourd’hui si l’écriture est un talent dont il faut chercher l’origine dans l’inné, ou bien s’il s’agit d’une faculté que chacun est libre de pouvoir développer à son image. Mais lorsque je relis les quelques lignes retranscrites ci-dessous j’ai le sentiment que la beauté de l’écriture est un don du ciel et que face au ciel, nous ne sommes pas tous égaux.

Voici donc le message d’un homme dont j’ignore tout, rédigé au début du siècle dernier sous la forme d’une carte postale. C’est en fouillant dans les vieilles affaires de mes grands-parents il y a quelques années que cette carte, à destination d’une certaine Mademoiselle Edith Mauxion résidant rue de la tranchée à Poitiers, est arrivée dans mes mains. En voici le contenu :

« A bord du Taurus, 7 juin 1902, midi :

Nous sommes en vue des cotes d’Afrique qui se découpent avec une précision singulière dans le ciel d’un bleu d’opale. Et dans trois heures nous toucherons à l’escale d’Oran d’où cette carte s’en ira vers vous par un paquebot rapide. Mais si rapide que soit le courrier il ne devancera pas ma pensée qui est déjà près de vous.

Agréez je vous prie le souvenir un peu mélancolique d’un ami d’enfance qui vécut jadis un peu votre vie et qui s’en va maintenant sur la grande mer, loin, très loin, sans savoir pourquoi. »

 

La citation du jour 13

avril 6, 2007

« D’un oeil, observer le monde extérieur,

de l’autre regarder au fond de soi-même ».

Amedeo Modigliani

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– 480 avant J.C. Le Grand Roi perse Xerxès Ier envahit la Grèce. Pour retarder l’avancée de l’ennemi, le roi de Sparte Leonidas Ier à la tête d’une poignée de courageux guerriers, barre la route de la gigantesque armée de Xerxès au passage des Thermopyles. Un des plus célèbres affrontements des guerres médiques est sur le point de débuter.

L’adaptation de la bande dessinée de Frank Miller

« 300 » est à l’origine, au même titre que « Sin City », un comics ou plus précisément ce que les spécialistes du genre ont l’habitude de désigner comme un « roman graphique », terme manifestement plus adapté pour désigner le caractère conceptuel de ce type particulier de bande dessinée pour adultes.

Pour cette adaptation au grand écran, Zack Snyder a opté pour une transposition la plus fidèle possible, reportant même à l’écran de manière quasi-identique la plupart des scènes du roman graphique. Certes ce parti pris implique d’importantes conséquences visuelles qu’aucun film « classique » ne pourrait supporter, parfois même la sensation d’une image de bande dessinée dynamisée dans l’énergie d’une scène de cinéma déstabilise autant qu’elle fascine. Mais la gymnastique est, il faut le reconnaître, sacrément maîtrisé par le réalisateur, manifestement passionné par l’histoire de l’héroïsme des spartiates. Les effets spéciaux, baignant dans une atmosphère indescriptible servent parfaitement le récit des 300, flirtant constamment avec l’excès sans jamais l’atteindre un instant : la puissance maîtrisée.

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D’une certaine manière, il y a dans « 300 » un petit arrière goût de « Gladiator » (James Cameron, 2000), mais jamais sans regret : ce doit être, à n’en pas douter, l’effet péplum et super héros antique. On aurait pu voir un Russell Crowe se débattre contre les perses en lieu et place de l’imposant Gerard Butler. Mais ce dernier ne vole pas sa place. Sous une plastique sculpturale, à la manière des statues antiques, Butler dégage une assurance, une force et un charisme qui lui rendent le rôle du roi Léonidas parfaitement légitime.

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Quant au sanguinaire Xerxès de Zack Snyder, élancé personnage androgyne piercé de part en part, à mille lieux du Xerxès de Rudolph Maté (« The 300 spartans », 1962), on comprend aisément qu’il n’ait pas du tout fait l’unanimité dans le coeur des perses modernes que sont les iraniens…

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Il y a 2500 ans, en Grèce…

L’enthousiasme et la satisfaction que génère l’expérience de « 300 » ouvre les portes de l’histoire antique et m’amène à m’intéresser aux spartiates, aux perses et à l’affrontement des Thermopyles : vaste sujet. La bataille des Thermopyles est un épisode bien documenté de l’antiquité, et les lignes suivantes en proposent un aperçu synthétique.

En -481 avant JC Xerxès Ier, puissant roi perse de l’Empire Achéménide, poursuit l’expansion amorcée par son père Darius. Après avoir soumis l’Egypte, Xerxès prépare l’invasion de la Grèce et s’apprête à lancer plus de 200 000 hommes contre les grecs. L’alliance des cités grecques confie le commandement des troupes à Léonidas Ier, roi de la puissante cité de Sparte, mais à l’aube de l’an -480, la ligue défensive piétine, offrant aux perses l’opportunité d’envahir la Thessalie. Devant l’écrasante supériorité numérique de l’armée perse et alors que la flotte grecque fuit l’affrontement, Léonidas fait route vers le seul passage reliant la Thessalie à la Locride, zone riche en sources d’eau chaude, les Thermopyles (« portes chaudes »). Le millier de grecs menés par Léonidas comptent tirer parti des dimensions réduites des Thermopyles dont la largeur minimale n’excède pas dix mètres. Mais un certain Ephiatès trahit les grecs en dévoilant à Xerxès le moyen de prendre Léonidas à revers. Le roi spartiate, entouré par ses 300 puissants guerriers hoplites oppose une résistance héroïque face aux perses et incite le reste de la Grèce à se soulever contre Xerxès. Alors que les perses comptent 20 000 pertes aux Thermopyles, les « 300 » finissent par céder et Xerxès ordonne leur massacre.

Les « immortels » (ou plus précisément les Mélophores) visibles dans le film et qu’affronte Léonidas ont réellement existé. Ces soldats d’élite d’origine noble, constituaient la garde personnelle du roi perse. Au delà du nom d’immortel dont on peut croire qu’il devait susciter la crainte, en réalité chaque Mélophore manquant à l’appel pour cause de maladie ou de mort était immédiatement remplacé de telle sorte que l’unité comporte à tout instant ses 10 000 hommes. Les immortels surpassaient tous les autres types de troupes par leur magnificence, leur luxe et une opulence imposant le respect, a tel point qu’à la conquête de l’Empire Achéménide par Alexandre le Grand un demi siècle plus tard, ce dernier décide de préserver l’unité pour la prendre à son service.

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Le cinéma de demain

« 300 » est un grand film musclé, un péplum boosté de modernité. Film d’hommes, sanglant et viril et globalement il aurait aussi bien attiré les foules qu’avec des filles à demi nues se trémoussant devant de grosses cylindrées. Certes les puristes crieront au scandale devant ce long métrage tourné sur fond bleu qui n’existerait pas sans l’image de synthèse.

Mais « 300 » est sans aucun doute un avant-goût délicieux du cinéma de demain. Esthétique, envoûtant.

 

Sources :

Site officiel

La bataille des Thermopyles

L’Empire Achéménide

Les immortels

 

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Cette semaine se tient le 28ème mondial du Modélisme au salon du Bourget. Sur le thème des figurines, on peut lire sur le site quelques mots dont la pertinence mérite d’être rapportée :

« La « sensibilité figurine » trouve souvent ses racines dans les jeux d’enfants, les soldats, l’attrait pour l’Histoire humaine, les passions, les événements qui jalonnent l’Histoire de l’Humanité tout entière. Rendez-vous avec une certaine forme de perfection… »

Je crois en effet que ces deux phrases expriment parfaitement ma passion pour les figurines historiques et permettent de valoriser, aux yeux d’autrui, cette activité méconnue. Car lorsqu’il m’arrive de faire part de ce loisir, on l’associe très souvent aux « petits soldats » de l’enfance, image qui correspond finalement peu à la figurine historique.

« Sensibilité », car à mes yeux la peinture de figurines ne peut se vivre comme un simple passe-temps mécanique. Activité artistique à part entière, elle ne peut se passer de sensibilité.

« Histoire humaine », car au coeur de notre Histoire universelle se trouve l’homme, l’individu. « Passions » car rien de grand dans le monde ne s’est fait sans passion.

« Soldats », car les conflits de toutes tailles ont façonné l’Histoire des peuples et des pays. Et la figurine, c’est cela, représenter l’homme en guerre, l’homme courageux, l’homme victorieux, l’homme vaincu, l’homme conquérant et l’homme perdu. Celui qui se sacrifie, celui qui se bat pour la liberté de ses proches, pour la défense de son village, de sa ville, de sa région, de son pays ou de sa religion.

« Perfection », car bien au-delà de la notion de minutie et de patience associées au modèle réduit, l’exigence de la perfection et de la précision ce n’est qu’une seule chose fondamentale, c’est le respect de l’Histoire et de ceux qui l’ont vécue.

Officier-artillerie Brothers Hussard-mort Lancier Azincourt Grenadier Celte Cameron-officer

Tambour Officier-anglais Tiger-rifle