Cinéma : « La guerre des mondes » de Steven Spielberg

février 19, 2007

Guerredesmondes

E.T l’extraterrestre a grandi.

Mais bon, après réflexion, il y a des choses comme ça dans la vie qui devraient ne jamais changer. Juste pour ne pas destabiliser l’ordre du monde et pour ne pas nous priver de nos vieux rêves d’enfants. Non Christopher Reeve n’est pas mort, car Superman est éternel et Zorro n’a jamais, jamais été démasqué. Oui les écoliers d’aujourd’hui utilisent toujours la colle cléopâtre et son petit bouchon-spatule et les photocopies bleutées sentent toujours autant les vapeurs d’alcool.

Et E.T aurait dû rester ce petit être fragile d’un mètre trente tout au plus.

Pourtant je ne sais pas ce qu’il est arrivé à Steven Spielberg, mais en voulant s’inspirer du chef d’oeuvre littéraire de H.G.Wells, il a détruit tout cela, il a balayé toute la magie de nos enfances émerveillées.

Cruise

Dès les premières minutes du film je sentais mon coeur tiraillé entre les deux extrêmes de la médiocrité et de l’excellence, enthousiasmé par la perspective qu’il fallait être un Spielberg pour savoir traiter le sujet universelle de la peur, de la psychose, de l’homme face à une agression de son environnement dont il n’a absolument pas le contrôle. Cette peur panique, incidieuse, sourde et profonde, à l’instar de la peur du communiste pendant la guerre froide ou celle du terroriste depuis 2001… Quant aux envahisseurs extra-terrestres, je concède que Night Shyamalan avait su le faire avec un certain talent en 2002 avec « Signes », jouant sur nos peurs les plus primaires, suscitant notre imaginaire pendant plus d’une heure avant de nous confronter à l' »image physique » de l’envahisseur dans le paroxysme des dernières minutes.

Mais dans « La guerre des mondes » tout est livré au spectateur sur un plateau-repas : Cinéma facile, prévisible, auquel il ne manque plus que le pop-corn. Film baclé, transpirant à flots les millions de dollars gâchés par un grand cinéaste à qui l’on pardonne tout. Accumulant les clichés mille fois assénés par les blocks-busters américains au détriment du scénario, ce film fatiguant et bruyant conclue sa danse ridicule sur un épilogue brutal et baclé de quinze secondes en voix-off. Et ce n’est pas Tom Cruise, certainement déjà perdu dans l’univers de la scientologie, qui aura su sauver le film de cette noyade planétaire.

noyade

Quelle déception, de la part du papa d' »Indiana Jones » et de « Rencontre du troisième type » !

Une Réponse to “Cinéma : « La guerre des mondes » de Steven Spielberg”

  1. Frédéric said

    Bonsoir Rémy,

    Une fois de plus je partage totalement ton avis en ce qui concerne l’adaptation de ce célèbre roman de Herbert Georges Wells. Je ne peux que t’inciter à découvrir ou à redécouvrir la version de 1952, réalisée par Byron Haskin et produite par George Pal.

    Une production certe moins fastueuse mais avec des effets spéciaux très corrects pour l’époque.

    J’y ajoute volontier du même George Pal mais avec Rudolph Mate à la réalisation le très bon « Le Choc des Mondes » sorti en 1951 qui a reçu un Oscar pour les effets spéciaux.

    Du cinéma de bonne facture, un petit côté BD, un zeste de parano propre aux années « Chasse aux sorcières »,deux soirées pop corn en perspective sans autres prétentions que celles de nous divertir, sans nous abrutir.

    Bien amicalement.

    Fred.

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