A.r.t

février 28, 2007

Ce matin une bouffée d’émotion vient soulever les premières heures de mon éveil. Et malgré un lendemain d’atelier d’écriture qui aurait pu se vivre les yeux secs et embués de fatigue, je m’élève ce matin comme imprégné d’une lucidité proche du bonheur.

La question du bonheur est une question universelle, semée d’embuches, peuplée de doutes et bordée d’innombrables ignorances. Dans le cœur de l’homme tranquille se laissant porter par l’existence comme un bouchon de liège sur l’océan, elle est inexistante. Dans celui de l’homme en proie aux variations inévitables de la vie, elle va et vient sans trop de remous. Dans celui de l’artiste, enfin, elle est omniprésente.

Car l’artiste est constamment tiraillé entre les deux extrêmes de l’euphorie et de la frustration. L’euphorie (le bonheur) d’une part, de voir en toutes choses de la vie une forme d’art, celle de pouvoir saisir le naturel, l’intuitif et d’en faire une interprétation artistique. La frustration, d’autre part, de vivre à un rythme inaltérable ces moments de doutes, d’absence d’inspiration et de vide. Car la monotonie, la normalité n’ont pas de place dans le cœur d’un artiste, il use son âme à essayer de dompter cette bête sauvage qu’est la passion. Relisons ici les mots du norvégien Henrik Ibsen :

« Vivre, c’est lutter contre les démons du coeur et du cerveau. »

Pour un homme étranger à l’art -certains diront « insensible », je dirais plus justement « malheureusement dépourvu de sensibilité »-, l’art est incompréhensible : l’artiste est risible, l’art une pratique inutile, intellectuelle.

De là où je suis, de là où je vis, de ma position de petit être traversé d’élans créatifs, artiste en herbe, l’activité artistique est un besoin vital, une sorte de carburant existentiel sans lequel je ne pourrais poursuivre mon chemin.

J’aime Chopin, j’aime Schubert. J’aime Gastinel qui joue Schubert. J’aime AC-DC, Grand Corps Malade et Michel Delpech. J’aime Goscinny et Gibrat autant que Ingres, Messonnier et Detaille. J’aime le foie gras et le steak frites.

Je ne peux me passer d’écrire, de peindre, de faire du théâtre, par boulimie sans jamais ressentir l’excès. J’aimerais savoir dessiner comme je sais écrire et comme certains savent parler.

Fluidité, cohérence, persuasion, passion.

J’aime être lu. Un jour, dans cette existence ou une autre, sur Terre ou sur Mars, j’écrirai des mots que des milliers de gens aimeront. J’aime le cinéma, je m’y rendrais tous les jours si la Terre ne tournait pas si vite sur elle-même et ferait durer les journées plus de vingt-quatre heures.

Pour l’heure je suis au bureau, en train de grignoter de longues minutes de mon travail pour satisfaire mes élans.

Biologiquement, socialement et historiquement, je suis Rémy.

Ici je suis Guybrush.

Longue vie à l’art niak.

La citation du jour 11

février 27, 2007

« Il faut oublier les folies d’un jour

pour faire place à celles du lendemain »

David Hume

 

Improvisation et sincérité

février 23, 2007

Je hais la monotonie. « Qu’elle aille mourir loin de moi, chez d’autres », qu’elle reste éloignée de moi pour l’éternité si par magie je suis éternel, ou pour le restant de ma vie si je suis mortel (ce qui est beaucoup plus probable). A deux ou trois reprises il y avait quelque chose qui me gênait dans notre travail d’improvisation des dernières semaines. Quelque chose s’approchant d’une monotonie insidieuse, s’installant malicieusement parmi nous tous. Je me disais qu’une fois de plus j’allais avoir du mal à me donner à 100%, que Luis allait encore nous couper toutes les trente secondes mais qu’au final je sortirais plutôt satisfait de l’atelier. Situation m’ayant certainement amené à délaisser le sujet de l’improvisation sur l’art niak depuis quelques temps.

L’atelier de théâtre d’hier soir ne se présentait pas dans les meilleures conditions qui soient. A l’heure du déjeuner j’avais ingurgité une ignoble pièce de boeuf accompagnée d’un gratin de pommes de terre vendue sous l’appellation plus que volée de « boeuf bourguignon », bourrée de gras, suivi d’un non moins détestable « tiramisu » enfoui sous 5 cm de crème fortement apparentée à de la crème chantilly. Aux alentours de dix-huit heures jusque tard dans la soirée ce subtil mélange de saveurs imposèrent à mon estomac une lutte intestine peu commune. Accablé par cette épreuve, je fis d’une clémentine avalée à contre-coeur au volant de ma clio jaune la seule richesse de mon dîner. Enfin, à la maison de quartier des linandes où l’atelier devait se dérouler, la maladresse d’un inconnu avait entraîné le déclenchement de l’alarme générale du premier étage dont la mélodieuse sonnerie retentit pendant plus de deux heures sans interruption. Inutile de préciser que travailler dans ces conditions relevait plus de l’exploit que du plaisir. Bref…

Ma première improvisation se déroule dans ces conditions, aux cotés de Cécile La Rousse (permettez-moi ce surnom tout à fait amical, utile à la différenciation des deux homonymes…), Audrey et Frédérique. Je suis infoutu de rentrer dans la scène et d’interpréter avec force et plaisir mon personnage de contrôleur SNCF : notre improvisation ne décolle pas. Intellectuellement je sors très rapidement de la scène et repense à toutes ces improvisations d’amateurs auxquelles j’ai pu assister dans le passé, mal interprétées et maladroites, et pense que la mienne vient s’ajouter à cette liste noire. « On s’est ennuyés ! » s’accorde t-on à dire, et je confie aux autres que « je n’étais pas du tout dedans ». La deuxième improvisation se déroule mieux, toutes proportions gardées. Il faut dire que la scène offre un potentiel de comédie et d’humour plus fluide, plus facile d’accès, en compagnie de ma soeur (Audrey), de ma bourgeoise de mère (Cécile) et d’un conducteur terrorisé (Cyril), nous effectuons un voyage agité en montgolfière. Malgré les interventions fréquentes de Luis, toujours aussi perfectionniste et exigeant, nous parvenons chacun à apporter quelque chose de sympathique à la scène et j’aime beaucoup la prestation de mes collègues.

Au terme de la scène nous évoquons unanimement la difficulté de gérer les silences. En tant que comédiens débutants, rien n’est plus déstabilisant que d’être « confronté » au silence dans une improvisation. Soit par manque d’inspiration, soit par peur de l’ennui tant sur scène qu’au coeur du public. Pourtant Luis, convaincu, argumente sur l’importance des silences dans nos improvisations. Car les silences rythment une scène, parce qu’ils mettent en valeur la venue des sons et des paroles, parce qu’ils nous offrent l’opportunité d’être à l’écoute et d’observer les autres, le silence est essentiel. Luis nous explique une fois de plus la non prévisibilité d’une improvisation et l’importance de se laisser porter par le naturel et décide de nous confronter à un exercice que j’ai trouvé fondamental et dont je vais ici faire le récit, après cette longue introduction.

L’exercice est à la fois simple et profondément difficile. Luis me demande de m’asseoir seul sur une chaise au milieu de la scène, totalement détendu, et l’esprit détaché de toute concentration.  » Laissez venir, vous verrez, au bout d’un moment une chose naturelle se produira ! ». Mon premier passage est faussé, je suis tendu et obsédé par la sensation que mes collègues me regardant « attendent » un évènement qui ne vient pas. La seconde fois je commence à me détendre et finis par éclater d’un rire sadique, inspiré par le sourire soudain de Frédérique qui me fait face. Nous travaillons ensuite par binôme : je rentre en scène avec Cécile La Rousse, et nous sommes assis l’un à coté de l’autre face au public. Cécile pose sa main sur la mienne puis tente un rapprochement vers moi, alors que je me penche à gauche, m’éloignant d’elle à mesure qu’elle se rapproche. Puis nous revenons à notre position initiale. Je ne vois pas ce qu’elle fait, mais au bout de quelques instants d’attente elle quitte la scène. Je tâtonne de la main droite sur sa chaise, constate son absence, tourne mon regard dans la direction de son départ puis reviens lentement, très lentement, sur la position initiale de mon regard. Un sentiment me submerge, bouillonnant quelque part entre la tristesse, la panique et la terreur. Mon visage se transforme, mon menton et mes lèvres vacillent et j’opère une montée progressive dans l’émotion. Je palpe l’attention du public, à l’affût de ce que je suis en train de faire, j’entends rire. Alors même que je contiens à intervalles réguliers mes propres rires, je reprends le fil de mon intense émotion. Au bord des larmes, le sentiment redescend lentement et mon personnage reprend son sang-froid, avale enfin sa salive et quitte la scène, le corps crispé par l’émotion.

Je suis sorti presque bouleversé de cet exercice, suant, les mains tremblantes et le coeur battant la chamade. Car jamais je n’ai eu la sensation aussi intense d’être sincère sur scène. Je n’avais plus de filtre, plus de barrière, j’étais entièrement nu devant les autres, la peau sur les os.

J’ai appris et compris une chose fondamentale hier soir. Deux droites sécantes ne se coupent qu’en un seul et unique point. Il en est de même pour la comédie. Etre juste dans une interprétation, c’est placer son corps, son coeur et son âme en ce « seul et unique point » où se croisent la ligne de son « soi » profond et réel, et la ligne de son personnage. Depuis le début de mon parcours j’ai toujours pensé que le défi du théâtre, et plus encore celui de l’improvisation, était de se dépasser. Mais en réalité, il ne s’agit pas de se dépasser mais d’être soi. Ni plus, ni moins. Incarner un personnage, c’est être soi, dans un autre.

Avoir la conviction d’avoir touché la justesse, d’avoir vécu un vrai moment de théâtre, furtif mais intense, voilà qui m’a fait gravir une marche supplémentaire vers… vers… je n’en sais rien, j’improviserai…

Guerredesmondes

E.T l’extraterrestre a grandi.

Mais bon, après réflexion, il y a des choses comme ça dans la vie qui devraient ne jamais changer. Juste pour ne pas destabiliser l’ordre du monde et pour ne pas nous priver de nos vieux rêves d’enfants. Non Christopher Reeve n’est pas mort, car Superman est éternel et Zorro n’a jamais, jamais été démasqué. Oui les écoliers d’aujourd’hui utilisent toujours la colle cléopâtre et son petit bouchon-spatule et les photocopies bleutées sentent toujours autant les vapeurs d’alcool.

Et E.T aurait dû rester ce petit être fragile d’un mètre trente tout au plus.

Pourtant je ne sais pas ce qu’il est arrivé à Steven Spielberg, mais en voulant s’inspirer du chef d’oeuvre littéraire de H.G.Wells, il a détruit tout cela, il a balayé toute la magie de nos enfances émerveillées.

Cruise

Dès les premières minutes du film je sentais mon coeur tiraillé entre les deux extrêmes de la médiocrité et de l’excellence, enthousiasmé par la perspective qu’il fallait être un Spielberg pour savoir traiter le sujet universelle de la peur, de la psychose, de l’homme face à une agression de son environnement dont il n’a absolument pas le contrôle. Cette peur panique, incidieuse, sourde et profonde, à l’instar de la peur du communiste pendant la guerre froide ou celle du terroriste depuis 2001… Quant aux envahisseurs extra-terrestres, je concède que Night Shyamalan avait su le faire avec un certain talent en 2002 avec « Signes », jouant sur nos peurs les plus primaires, suscitant notre imaginaire pendant plus d’une heure avant de nous confronter à l' »image physique » de l’envahisseur dans le paroxysme des dernières minutes.

Mais dans « La guerre des mondes » tout est livré au spectateur sur un plateau-repas : Cinéma facile, prévisible, auquel il ne manque plus que le pop-corn. Film baclé, transpirant à flots les millions de dollars gâchés par un grand cinéaste à qui l’on pardonne tout. Accumulant les clichés mille fois assénés par les blocks-busters américains au détriment du scénario, ce film fatiguant et bruyant conclue sa danse ridicule sur un épilogue brutal et baclé de quinze secondes en voix-off. Et ce n’est pas Tom Cruise, certainement déjà perdu dans l’univers de la scientologie, qui aura su sauver le film de cette noyade planétaire.

noyade

Quelle déception, de la part du papa d' »Indiana Jones » et de « Rencontre du troisième type » !

Zoom sur un grand homme de notre époque.

Quel pianiste, quel artiste, quel homme !

Une fois n’avait pas suffi. J’ai assisté pour la seconde fois, avec le même délice, au spectacle musicale de Roberto D’Olbia « Le dresseur de piano ». Ce pianiste de 37 ans, que j’avais aperçu furtivement pour la toute première fois à la télévision il y a quelques années, fait aujourd’hui un triomphe avec son fantastique spectacle que j’appelerais volontiers un « One man with piano show ». Car dans ce duo de l’artiste en symbiose avec l’amour de sa vie

Virtuose de la main gauche, virtuose de la main droite, imitateur, chanteur, comédien et humoriste, Roberto D’Olbia est un (sur)doué du clavier qui pousse à l’extrême la maîtrise de son instrument pour nous offrir le spectaculaire. En ouvrant la porte sur les grands classiques de Mozart à Polnareff en passant par Nino Rota ou Queen, le pianiste rythme son spectacle de squetches, parodie les mélodies ultra connues et popularisées par André Rieux et autre Jean-Michel Jarre. Avec une énergie et un charisme tenus de bout en bout de ce spectacle de plus d’une heure trente, Roberto D’Olbia nous prend par la main, suscite notre imaginaire par le biais de la musique et nous emmène dans un voyage drôle, émouvant, coloré et profondément humain. Chapeau bas.

Alors que me reviennent en mémoire toutes mes années de piano, j’entends encore mes tatonnements maladroits pour reproduire d’oreille les mélodies de Star Wars ou d’Indiana Jones, jusqu’à l’atteinte du plaisir ultime, celui d’avoir enfin la maîtrise des notes justes, faisant l’admiration des parents et des petits copains. Et voilà quelle est la magie qu’émane « Le dresseur de piano », émerveiller ceux qui n’ont jamais pratiqué d’un instrument de musique, leur faire peut-être regretter de ne jamais l’avoir fait, et réveiller dans le coeur de ceux qui comme moi ont arrêté, la passion universelle de la musique.

J’avais déjà évoqué l’importance de la musique dans mon existence. Elle éveille en moi des sentiments qu’aucune parole, aucune vision, aucun touché ne saurait égaler. La musique est un second language dont les notes, les dièses, les bémols et les soupirs, les allegros et les pianissimos sont l’alphabet. Message personnel à ma Maman qui la première m’a installé sur un tabouré devant les touches noires et blanches d’un piano : « Merci ».

Rémy

Voir le petit Article

Et c’est décidé, dans le salon de ma future maison, il y aura un piano… et je m’éclaterai, comme Roberto D’Olbia !!!

 

Découvrez Roberto D’Olbia sur son site officiel.

 

Inévitable improvisation

février 11, 2007

L’improvisation possède ce caractère inévitable et irresistible tout à fait caractéristique. Voilà une propriété qui la rend à la fois effrayante et fascinante.

Dans la vie réelle nous pouvons fuir les obstacles, parfois les contourner, parfois même les éviter. Nous pouvons sourire pour masquer une gêne ou bien détourner le regard pour fuir celui de l’autre. Mais en improvisation il n’y a pas de fuite possible. Pas un seul pas en arrière. Des pas vers l’avant, uniquement.

L’improvisation nous emporte, avec cette sensation inhumaine de n’avoir le contrôle ni de son corps ni de son esprit, et dans l’ignorance totale de quoi seront faites les dix prochaines secondes.

*****

Place à présent à quelques images de l’atelier du 1er février 2007, où Luis avait choisi, pour gommer l' »euphorie post-scénique » du 27 janvier, de revenir aux fondamentaux avec un travail sur les masques…

Masque4

* Le boss *

Masque8

Le monde vu par le boss

Masque3 Masque2 masque1

Ioana et Audrey

(à gauche premier plan Fédérique et en fond Brownie)


Masque5 Masque6 Masque7

Casting de « Massacre à la tronçonneuse »,

Les recalés pourront se présenter pour le prochain « Halloween »

Masque9

 

Et pour finir, une petite citation…

« Un visage est-il un masque de comédie

posé sur la tragédie de l’âme ? »

Shan Sa (« Alexandre et Alestria »)

La citation du jour 10

février 6, 2007

« Vivre, c’est lutter contre les démons du coeur et du cerveau.« 

Henrik Ibsen

 

Soleil

Il y a quelques jours j’ai reçu un message de « mobilisation citoyenne«  pour la planète. Celui-ci nous encourageait à éteindre nos lumières pendant cinq minutes le soir du 1er février pour favoriser la prise de conscience du gaspillage de notre énergie…On imagine bien que le but de ce geste n’était pas de réduire la facture d’électricité de chacun de cinq minutes, mais bien d’opérer une coupure marquée des émissions de CO2, gaz à effet de serre issu notamment de la production d’électricité, pendant cette même période.

Seulement voilà, en France la grande majorité de la production d’électricité provient d’installations nucléaires, hydrauliques voire éoliennes non émettrices de CO2. Et sauf erreur de ma part, d’après ce que j’ai pu comprendre à ce sujet, à la baisse brutale de consommation d’électricité succède forcément un pic de consommation que nos centrales ne peuvent pas entièrement satisfaire. Par conséquent il y aurait une réactivation temporaire des dispositifs classiques des centrales à gaz et à pétrole, fortement productrices de CO2…

CO2

Bref, autant fermer la cocotte minute pendant quelques instants avec un grand sourire puis tirer brutalement la soupape… « 5 minutes de répit pour la planète », tu parles… Alors oui c’est un geste symbolique si on veut, effectivement cela pourra montrer « aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique ». Enfin pour l’instant le débat politique c’est de guetter les dérapages littéraires du coté gauche et de soupçonner le coté droit d’espionnage intempestif. Réconcilions les parties : « soyons braves et travaillons ».

Mais vous savez, il n’y a pas des gens qui appuient impunément sur un bouton pour polluer la planète ou faire un trou dans la couche d’ozone, et d’autres qui sont là pour dire « N’appuyez plus sur ce bouton voyons ! C’est néfaste pour l’environnement !« . Tout n’est pas si simple que ça. Quelque soit l’heureux ou l’heureuse élu(e) de 2007, nous serons tous entièrement concernés par l’avenir de la planète, moi, vous, Madame Vaillant (ma propriétaire portugaise), Monsieur Ribero (l’ami de ma propriétaire portugaise qui travaille dans le bâtiment), Rocco Siffredi (comédien membré), le Pape Benoît XVI (aucun lien avec le précédent) et Louise Bourgouin (sublime miss météo canal+). Trier ses déchets ménagers, aller au travail en transport en commun ou en vélo… Vous savez tous ces « petits gestes quotidiens pour l’environnement »…

Je sais, il faut aussi s’occuper de ceux qui meurent de froid dans la rue et des chômeurs, encourager la lutte contre le cancer, aider les enfants malades, favoriser le commerce équitable, lutter contre la famine, l’illétrisme ou la maltraitance des femmes, dénoncer celle des personnes âgées dans les maisons de retraite, s’insurger contre le massacre des animaux à fourrures et que sais-je encore…

Bon.

Finalement j’ai compris. C’est peut-être plus simple d’éteindre la lumière pendant cinq minutes…