Violence

janvier 9, 2007

Mohicans2

Ce soir je viens de revoir « Le dernier des Mohicans » (Michael Mann – 1992), et à la minute où ce grand film se terminait je ne pus contenir cette envie d’écrire.

Dire que je fus la malheureuse victime d’assoupissements par intermittence pendant la première demi-heure de cette fresque épique n’enlève en rien son impact et la grande estime qu’elle m’inspire. Pourtant le but de mon article n’est pas d’en faire une critique cinéma, mais de faire part de ce sentiment de fascination que j’éprouve devant ce sujet éternel de l’homme face à son destin, face à ses forces et ses faiblesses. Il est bien évidemment d’un classicisme mortel que d’évoquer ce thème, mais je tiens à ce que les quelques développements suivants puissent valoriser la substance de mes pensées.

« Le dernier des Mohicans » fait partie de ces films d’une rare violence, prétextant  l’illustration d’une violence « historique » ou bien assouvissant tout simplement les obsessions de son réalisateur. Ce sujet m’a toujours fasciné. La violence de l’homme, sa manière innée de devoir, à un moment ou un autre de son existence, opérer une autodestruction brutale et sans concession. La place de l’individu au cœur de la guerre, en tout temps, à toute époque, de l’antiquité à la seconde guerre mondiale. A ce titre, « La ligne rouge » (Terrence Malick – 1999) est à ma connaissance l’œuvre cinématographique majeure traitant de ce sujet éternel. Une fascination personnelle que certains pourraient juger malsaine, et que d’autres associeront peut-être aux attraits indélébiles d’un petit garçon ayant passé comme beaucoup son enfance à jouer aux cow-boys et aux indiens.

ligneaffiche

Mohicans   ligne3   Ligne2

Aujourd’hui, demain, et après-demain encore, jusqu’à mon dernier souffle (puisse t’il prendre un temps infini pour venir me trouver), je verrai l’espèce humaine se tailler les veines. Guérillas urbaines et déserts d’Irak, attentats en Palestine, massacres ethniques africains, extermination tchétchène…

Il est communément admis et enseigné que depuis des millénaires, en tant qu’animal le plus évolué de la planète l’homme vit pour se reproduire, pour assurer sa descendance. Que cela est inscrit dans ses gènes, de la nuit des temps jusqu’au dernier soupir de son espèce, dans quelques milliers d’années, dans quelques centaines d’années peut-être. Mais il y a aussi dans ces gènes, ceux de la violence et de la destruction.

Voilà peut-être quel est le défi que porte notre existence, celui d’osciller en permanence entre ces deux extrémités du don de la vie et du don de la mort.

Ligne1

Une Réponse to “Violence”

  1. […] encore ce sujet si passionnant que le cinéma nous offre, et qui me rappelle mon article « Violence » : l’homme face à son destin, « celui d’osciller en permanence entre ces deux extrémités […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :