Atelier d’improvisation du 21/12/06

décembre 22, 2006

Luisscène

Hier soir nous avons terminé le premier trimestre d’improvisation, occasion pour laquelle Luis avait souhaité prendre le temps de faire ensemble le bilan du travail réalisé jusqu’ici. Installés sur nos tapis de sol usés après la séance de relaxation, disposés en cercle, nous commençons à aborder le sujet. Les conditions sont idéales: dans nos esprits l’arrivée tant attendue des vacances de Noël nous libèrent de nos préoccupations quotidiennes et fait ruisseler le stress en dehors de nos corps. Nous sommes dans l’obscurité, les deux spots installés par Luis sont justes nécessaires pour nous regarder et nous écouter les uns les autres, et Luis instaure la règle d’or de ne jamais parasiter la personne qui est en train de parler.

Chacun apporte des commentaires tout personnels et j’écoute avec beaucoup de plaisir les impressions de mes collègues. Je ne voudrais pas dénaturer leurs propos, mais globalement les idées venant de chacun permettent de retenir certaines grandes lignes directrices. D’une manière générale nous reconnaissons l’impact positif des ateliers de théatre sur nos vies privées. Mieux communiquer, mieux observer les comportements humains, être plus à l’écoute de notre environnement, mieux accepter sa voix et son corps… Je rajoute que le théâtre permet d’avoir une meilleure estime de soi et de se découvrir des talents non soupçonnés. L’apprentissage du tennis ou de la trompette sont certainement source de « self esteam » également, mais au théâtre, nous sollicitons notre for intérieur, notre personnalité, notre intimité, et à ce titre l’improvisation a un impact tout particulier que peu d’activités, à mon avis, peuvent apporter.

J’écoute avec beaucoup d’intérêt Brownie qui décrit la manière dont l’improvisation est devenu un sujet de discussion omniprésent, et je repense en même-temps à l’impact de l’activité sur ma vie et la source d’inspiration pour l’écriture qui en est issue. J’explique mon ressenti sur le travail en groupe et la découverte de l’autre, en constatant que la démarche naturelle menant à l’intimité d’une personne passe d’abord par la connaissance de ses « traits » de personnalité généraux. Au cours de nos ateliers d’improvisation, la démarche est inversée car c’est par la découverte de l’intimité que nous accédons à la connaissance plus globale de l’autre. Nous rions lorsque Cyril évoque une « aventure humaine », mais au fond il a tout à fait raison.

Audreymasque

Les aiguilles du temps semblent avoir pris l’avion ce soir et les heures tournent. Nous consacrons le reste de l’atelier, une seconde fois, à un travail sur les masques neutres. Travail sur la précision du regard, celle de nos gestes, travail de la rigueur corporelle, Luis insiste sur l’importance de prendre son temps pour faire les bons gestes. Et le défi est de gommer, l’espace de quelques minutes toutes les particularités gestuelles qui sont propres à chacun. L’exercice est aussi instructif que la première expérience de masques neutres. En fin de scéance, Luis nous fait démonstration de ces talents en nous présentant quelques masques de théâtre.

Masque1 Masque2 Masque4

Dans deux semaines nous nous élançons sur la piste pour le grand saut. Désormais nous additionnerons la parole aux gestes.

Que dire ? Comment le dire ? Pourquoi le dire ? Jusqu’à quel point la parole s’improvise t’elle ?

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