Dans l’air du temps 7 : Confidence à mon papa…

novembre 3, 2006

Ce midi, à l’heure du déjeuner (vous aurez bien deviné que je me trouvais alors à la fameuse « cafet’ Carrefour »), j’évoquais le sujet des cadeaux de Noël avec mon passionnant collègue dessinateur avec lequel j’avais seul le privilège de partager le repas… Celui-ci m’annonçait au cours de la conversation « Nous, les cadeaux de Noël pour les gosses on ne les achète pas trop tôt parce qu’ils les cherchent partout dans la maison ».

Et bien tu vois papa, soudain je me suis souvenu avec beaucoup de précision de ce Noël passé alors que nous étions encore installés dans le Nord, à Herlies. J’avais peut-être dix ans, peut-être neuf, peut-être onze, mais je me souviens des cadeaux de l’hôpital que tu m’offrais à l’occasion des fêtes. Cette année-là, tu avais caché le fameux présent annuel dans le garage, derrière la chaudière, et l’objet n’avait pas échappé longtemps à ma curiosité de petit garçon. Rappelle-toi, c’était la maquette d’un B-29 Flying fortress, l’imposant bombardier de la seconde guerre mondiale, tristement célèbre pour avoir largué sur le Japon deux obus dévastateurs du nom de « Little boy » et « Fat man ». La maquette, au 1/48ème, se présentait dans une boîte gigantesque que j’avais peine à prendre dans mes petits bras.

B-29

Tous les matins, je prenais mon vélo-cross bleu et blanc pour me rendre à l’arrêt de bus. Je traversais la sombre petite cour gravillonnée séparant la maison du jardin puis pénétrais dans le grand hangar pour saisir fébrilement mon vélo, non sans avoir spirituellement fait un pied-de-nez monumental aux esprits malins habitant les lieux. Ensuite, marchant à ses cotés, je passais par le garage en prenant mille précautions pour ne pas rayer ta belle Renault Nevada bleue. Et c’est là que tous les matins, je m’arrêtais devant la chaudière pour jeter un œil à la grande boîte grise dissimulée derrière la chaudière. Chaque jour je m’aventurais un peu plus loin, découvrant petit à petit une nouvelle partie de l’emballage. Peut-être même qu’un matin j’eus le courage de sortir entièrement la boîte de sa cachette en murmurant un grand « whouaaahhhh…. » d’admiration.

Tout cela ne gâcha en rien le plaisir ressenti lors de l’ouverture des cadeaux quelques jours plus tard… Et finalement c’est grâce à ces moments si particuliers gravés pour toujours dans mon esprit que Noël sera toujours, à mes yeux, un moment magique.

Tu ne m’en veux pas hein, dis ?😉

Une Réponse to “Dans l’air du temps 7 : Confidence à mon papa…”

  1. dom's said

    Espèce de gredin, que les esprits et autres farfadets et autres djins ne t’aient pas foudroyé sur le champ ou transformé en rat à cinq pattes m’étonne, j’avais cru recruter bonne et efficace garde, on ne peut se fier à personne….
    Pour le B29 aussi tristement célèbre je crois pas que j’y soit pour quelquechose « little boy ». Honte à moi d’encourager le bellicisme. Quoique qu’il a été suivi d’un certain nombre de jets heureusement en plastique et de taille réduites…
    zoubis

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