Musique : Charlotte Gainsbourg – 5:55

octobre 19, 2006

55 

Ca y est, j’ai enfin pu écouter l’album tant attendu de Charlotte Gainsbourg « 5:55 ».

« 5:55 » est un peu l’album à la mode en ce moment, celui qu’il faut posséder ou au moins avoir écouté une fois dans sa vie. Je dis cela pour les 20-30 ans, fans de Beck ou de Radiohead, c’est-à-dire fan du très discret mais très en vogue producteur Nigel Godrich : l’homme révélateur de talents a aussi accompagné « 5:55 ». Pour ces dames, on citera la douce vague des artistes féminines façon solo (Pauline Croze, Sandrine Kimberlain, Agnès Jaoui, Carla Bruni…) à laquelle s’ajoute désormais la petite Gainsbourg. Et pour les plus de 30 ans, la nostalgie du film culte « L’effrontée » (Claude Miller – 1985) ou le lointain souvenir de l’album « Charlotte forever » parut il y a 20 ans, suffiront certainement à insuffler l’envie d’écouter le deuxième disque de la fille d’un des plus grands artistes français du XXème siècle… Personnellement Charlotte Gainsbourg a marqué ma mémoire dans « Ciment garden » d’Andrew Birkin (oui oui, c’est son oncle), un film dérangeant, sensuel, peu connu et pourtant fascinant, sorti en 1992.
 

L’effrontée           Cement garden

Cependant je ne cache pas ma déception, après deux écoutes complètes des 12 titres qui façonnent « 5:55 ». Certes le très efficace « The song that we sing », martelé sur les radios depuis plus d’un mois avait aiguisé mon envie d’aller plus loin, boulimique des mélodies électroniques de Air et curieux de découvrir le fruit de l’intervention du chanteur de Pulp (Jarvis Cocker) ou de Neil Hannon (Divine Comedy), deux artistes que je connais très mal, voire… pas du tout. Les mélodies de l’album composent un ensemble cohérent, fluide et élégeant, agréable à écouter, mais s’individualisent difficilement dans l’originalité que l’on espérait. Charlotte Gainsbourg y pose une voix certes simple et sans artifices, cependant celle-ci se fond trop dans la musique, nous privant ainsi d’une majorité de paroles en anglais (dont on aimerait qu’il soit un peu moins francisé : on croirait entendre sa mère, l’accent anglais en moins). Je regrette que la chanteuse n’ait pas poussé davantage la chansonnette, c’est le cas de le dire, travaillé avec plus d’exigence la présence de sa voix. Même si le chant est plutôt juste et en place.

J’ai entendu dire à propos de cet album qu’il est « excellent pour s’endormir, ou pour se réveiller en douceur ». Guère plus, malheureusement. Comme je l’ai déjà dit, c’est une question de goûts musicaux. Cela n’enlève rien au charme de cette jeune femme à la timidité touchante, cette artiste discrète qui n’a jamais utilisé la célébrité de ses parents pour servir sa propre carrière. A 35 ans, Charlotte Gainsbourg est une artiste humble qui prend son temps, tout simplement.

Charlotte Gainsbourg
 

Pour aller plus loin :

Le site officiel de l’album qui propose notamment une superbe galerie photos de la chanteuse
Le site officiel de l’artiste (filmographie, musique, galerie photos)
La biographie de Charlotte en une page

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