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Le bébé blog « L’art niak » a poussé son premier cri le 28 juin 2006 sous l’impulsion de… moi-même, Guybrush, autoproclamé comme tel en hommage au célèbre héros du jeu datant de 1990 « The secret of Monkey Island » qui marqua mon adolescence. Guybrush Threepwood, un pirate en herbe romantique et maladroit en quête de grandes aventures…

Guybrush Threepwood

En 124 jours, l’art niak a publié 26 posts en 12 catégories soit en moyenne un post tous les 5 jours.
Nombre total de visites : 3 171 (statistique WordPress, difficile à croire…) soit 25 visites en moyenne par jour avec une record journalier à 540 visites. 35 commentaires ont été postés sur le blog.

Sur les 30 derniers jours, articles les plus consultés sur l’art niak :

Musique – Radiohead à Rock en Seine 2006 (36)
BD – Murena, le cycle de la mère (Dufaux et Delaby) (26)
Musique – Grand corps malade (23)
Figurines – Officier de cavalerie nordiste – 1863 (17)
Dessins – Un peu d’aéronautique ! (13)
Dans l’air du temps 3 : Premier cours d’improvisation (13)
Dans l’air du temps 2 : Ma première rando roller (11)

Best-of des termes de moteur de recherches ayant abouti à la visite de l’art niak :

Slam perdu jambe
Theme de la barriere, clôture, dans l’art
Dessins de moutons
Concours de fans pour pochette de disque
Insatisfaction art accident
Grand mince malade
Dessin main braguette
Image de clio jaune
Quintette vert de gris
Signification du mots più più
Ma chérie fume ca clope
Ecole bonne esperance boum 2006

A l’origine, j’ai créé ce blog dans le but de constituer une petite vitrine de trois de mes activités extra-professionnelles que sont le dessin, la peinture de figurines et l’écriture. Le choix du blog était tout simplement lié à mon ignorance et mon manque total de compétences en matière de site Internet, le blog permettant de résoudre le problème des « moyens » tout en satisfaisant « la fin ». Sans vraiment m’y attendre, j’ai très vite trouvé dans le blog le moyen d’assouvir ma passion pour l’écriture, faisant du blog bien plus qu’une simple vitrine. A présent, l’art niak est un blog à part entière, c’est-à-dire un espace d’expression individuelle exposé à la vue de tous, construit à la manière d’un journal personnel.

Je me suis complètement approprié mon blog, l’ai personnalisé et en ai fait un espace à ma seule image. Plus pratique qu’un carnet de notes transporté au fond d’une poche, je vis tous les jours avec l’art niak dans un petit coin de ma tête, mettant régulièrement de coté toutes mes idées d’articles, toutes mes inspirations de mots, d’expressions et de tournures de phrases dans l’attente du moment de bonheur où mes doigts pianotent enfin sur le clavier de l’ordinateur pour donner vie à un article.

« L’écriture est un exercice spirituel, elle aide à devenir libre »

Jean Rouaud

« Deux angoisses de l’écriture : ne plus avoir rien à dire, n’avoir jamais fini de dire »

Constance Debré

 

Monkey island

 

Impro tout en douceur

octobre 27, 2006

Tout d’abord, je veux remercier mes quelques précieux lecteurs et lectrices réguliers – comptés sur les doigts de la main – prenant le temps de venir lire mes articles. Par ailleurs les commentaires que vous avez la gentillesse de m’adresser sont autant de cadeaux dont je ne me lasserai jamais, qu’ils proviennent de mes proches ou d’illustres inconnu(e)s.

Ce matin je suis comme un fantôme à bout de force. A la fois fatigué par ma semaine et mon atelier d’improvisation de la veille, et soulagé par l’approche du week-end.

Je ne souhaite pas rédiger un long compte-rendu du dernier atelier d’improvisation, et ce pour plusieurs raisons. Premièrement car je ne souhaite pas engloutir mon blog dans le seul sujet de l’improvisation en risquant de lasser le lecteur et même si je mets toute mon énergie à vouloir partager mes émotions, rien ne remplace de les vivre. J’espère au moins susciter l’envie à l’un ou l’autre de faire un pas vers cet art. La deuxième raison est qu’aujourd’hui j’éprouve davantage le besoin de m’imprégner individuellement des exercices sans forcément les partager. Au sein de la troupe, nous sommes parvenus à une sorte de vitesse de croisière, nous sentons tous notre énergie commune à aller dans le même sens, malgré (grâce à) nos différences d’âge, de sexe, de personnalités et d’origine sociale. Tous dans le même bateau, main dans la main. Cyril, Daniel, Bruni, Yohanna, Audrey, Cécile 1, Cécile 2 et Frédérique. Je commence à retenir les prénoms, et les exercices par couple nous rapprochent énormément, nous apprennent à mieux nous connaître et à nous accepter.

Les ateliers d’improvisation sont des espaces de liberté, d’expression, de détente, de partage et de rires. Mais ils sont aussi des lieux de travail. L’improvisation telle que nous l’abordons, c’est-à-dire comme un art théâtral à part entière et non pas comme une activité débridée de pitreries et de gesticulations (certains la pratiquent ainsi), demande l’acquisition de techniques et leur intégration par l’expérience du jeu. En fin d’atelier, nous étions tous d’accord pour souligner la difficulté globale des exercices.

Et finalement c’est cela qui est très motivant dans notre démarche. Constater que le bonheur de la justesse et la joie de l’expression se méritent, s’acquièrent par le travail.

Surmonter des épreuves. Avancer dans la difficulté. Monter les marches, une par une.

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Articles à mi-chemin entre le fantasme et la prévision :

Musique : Thom Yorke – The eraser

Dans l’air du temps : découverte de mon journal intime de 1993

Dessin : vide-grenier (découverte de mes dessins des années 90)

Ecriture : une nouvelle est en cours de rédaction !

Ô temps, suspends ton vol, pour que je puisse tout faire !

La citation du jour 4

octobre 26, 2006

Depuis quelques temps je réfléchis beaucoup à ce que je suis et à ce que je veux. Tout en bas de ma page consacrée à l’improvisation, je voulais rajouter une ligne, mais finalement je ne l’ai pas fait car je ne souhaite pas revenir sur des articles déjà rédigés, cela casserait la spontanéité de l’écriture. Sauf pour corriger une faute d’orthographe bien planquée.

L’idée que je voulais rajouter, c’était « Etre en constante évolution. Ne jamais être statique. » Et la citation du jour complète un peu cette notion, je trouve cette idée très forte.

« Nous avons besoin d’hommes

qui sachent rêver de choses inédites »

John Fitzgerald Kennedy

Je hais la répétition.
Je hais la monotonie.
Je hais la constance.

Il fut une époque, pas si lointaine que cela, où mon collègue de dessinateur-industriel-du-premier-étage, réjouit d’avoir pu trouver compagnons de déjeuner, m’appelait tous les jours à une heure comprise entre 12h00 et 12h10 pour amorcer le départ. Dieu merci, les contraintes de son travail lui imposent parfois de devoir terminer quelque plan en urgence avant de prendre son téléphone en main, ce qui repousse de 10 ou 15 minutes l’heure de son appel quotidien… Ces quelques minutes de sursis m’offrent un souffle d’oxygène que peu de moments dans ma journée savent m’apporter.

« On mange où ? » me lance t’il. Et moi de répondre « A la cafette Carrefour… », sans oser rajouter, pour des raisons purement politiques, « comme tous les jours depuis deux ans connard ! ». Alors oui, tous les jours, entre 12h et 12h30, nous allons à 3 ou 4 personnes manger à la cafétaria Carrefour. Une entrée au choix, un plat parmi 3 proposés (nous choisissons le plat principal et la patronne nous lance un très puissant et très mélodieux « AVEC ? » pour que nous nous décidions pour un accompagnement. Dans certains jours très originaux ils nous arrivent même d’entendre « AVEC comme légumes ? »), un fromage (1/4 de camembert ou 1/8 de bleu), un dessert et une boisson.

Ce midi j’observe mes collègues, la tête baissée sur l’aubergine farcie – riz dégustée avec beaucoup de résignation. Seul mon collègue dessinateur parle ce midi… Un peu en monologue il faut reconnaître, moi-même j’ignore de quoi il peut bien parler. Son humeur est d’une constance universelle (champion de Picardie d’homogénéité d’humeur au travail). Jamais trop énervé, jamais trop jovial. Il arrive à 7h00 au bureau, repart le « soir » à 16h30 pour aller chercher ses enfants à l’école. Une fois rentré il leur fait faire leurs devoirs puis prépare à manger avant que sa femme ne rentre, un vrai petit homme à la maison. Le mieux (ou le pire, va savoir), c’est que cet homme est d’une culture et d’une passion peu communes. Incollable sur la première guerre mondiale en Picardie, sur la construction des grands navires de guerre au XVIIIème siècle, sur l’histoire du pirate Surcouf et l’épopée du chevalier Du Gesclin ou encore sur la période de récolte des betteraves (toujours en Picardie). Au moins ne nous raconte t’il pas deux fois la même histoire. Mais je me pose une question : à tant vouloir nous raconter ses histoires, ne démontre t’il pas implicitement l’absence de communication avec sa propre femme ?!!! (j’en connais une qui dirais « Ouais ben toi t’es pas mieux hein ! »)

Dieu, prend-moi par les oreilles, par la peau de dos ou la peau des fesses mais sort-moi de ce trou paumé ! N’y a-t-il pas une solution alternative à s’appeler Kamini et faire un tube de rap des campagnes pour sortir de ce no man’s land ?!!!

La monotonie me coupe l’appétit. Elle donne aux repas un goût amer.

Allez, et si demain on allait au Flunch ?

C’est comme si j’en n’avais pas eu assez, comme si je n’avais pas été assez loin dans les exercices. Habité par cette envie de pouvoir en parler, pouvoir partager ce que j’ai vécu, d’analyser, d’une part pour revivre intérieurement l’atelier, et d’autre part pour immortaliser par écrit tout ce que j’ai appris, ressenti.

Le déroulement de cette séance apporta un certain contraste avec la précédente, et ce pour deux raisons. Premièrement parce que je m’y suis rendu avec l’expérience de la semaine dernière, un peu moins novice, un peu moins naïf, et mieux « préparé » à ce qui m’attendait. Deuxièmement parce que sur le groupe de 10 personnes de la semaine dernière, 3 manquaient à l’appel, amputant de 30% la dynamique de groupe (eh oui, artiste, mais toujours doté de mes capacités cartésiennes ! 🙂). Pourtant Luis (l’animateur) profita du nombre réduit de participants pour revoir l’orientation du cours : il avait annoncé la couleur dès le début, aujourd’hui nous allons travailler sur l’intimité.

Nous avons commencé par des exercices de respiration en position allongée, en reprenant certains éléments travaillés la dernière fois, notamment le fameux son « bestial » émanant du fond du ventre tel un cri de guerre. Une fois debout nous nous mettons en ligne devant Luis et envoyons en chœur nos bruyants « huah » en direction de l’endroit où il place sa main […]. Mais place aux exercices de diction. Nous reprenons en main les phrasés imprononçables de la semaine dernière pour en énoncer un de notre choix, tour à tour. Faites-le avec un ton moqueur. Et maintenant faites-le avec un ton sérieux, dur. Difficile de maintenir l’intensité de voix demandée par Luis, y ajouter le ton juste tout en maintenant la diction sans faire de fautes. Nous travaillons tous sur le même phrasé indigeste :

Petit pot de beurre, quand te dépetitpodebeurreriseras-tu ?

Je me dépetitpotdebeurreriserai lorsque

Tous les petits pots de beurre seront dépetitpotdeberreurerisés.

Maintenant dites-le en une seule respiration. Je lutte pour placer le ton juste, parvient avec peine à maintenir le volume de ma voix et me casse les dents rien que sur la diction en elle-même. Une multitude de peu, beu et reu se mélangent et forment un gros malabar dans ma bouche. Au deuxième tour je commence à me détendre, à comprendre, à me concentrer et je parviens à dérouler deux fois de suite la phrase cauchemar, non sans avoir trébuché sur l’une ou l’autre des syllabes. Tout le monde rit de bon cœur, l’esprit de groupe commence à se reconstituer tranquillement, dans la difficulté ça nous fait tous du bien.

Luis est doux, compréhensif, patient, pédagogue… en plus d’être drôle. Ce soir il a mis une sorte de bonnet de nuit sur la tête, on ne sait pas trop pourquoi, et il gigote partout. Le fait qu’il fasse le guignol pendant que nous travaillons enlève le coté scolaire des exercices sans pour autant nous éloigner de l’exigence technique : Luis possède un réel savoir-faire naturel en la matière et je l’admire pour cela, ça me donne envie de m’investir à fond dans sa démarche.

L’exercice suivant est le plus intense de la soirée, il nous prendra une bonne heure et demie. Le sujet est clair. Imaginons retourner dans notre chambre d’enfance, après 10, 20 ou 30 années d’absence. Comment vivez-vous cet instant ? Sans paroles, juste avec le regard, la présence, le comportement, montrez-nous. Ne nous sentez pas obligés de tout nous dévoiler dans le détail, dans la précision des objets et du lieu. Vivez cet instant, tout simplement. Les consignes sont déroutantes, nous avons 5 minutes pour nous préparer, chacun de notre coté. Luis a éteint les lumières et installé deux spots de lumière aux deux coins de la scène. Nous sommes dans l’obscurité pour nous préparer.

Je passe en troisième. Je rentre dans ma chambre. Je ne vois pas ceux qui me regardent, la luminosité des spots est trop forte, peu importe, c’est un détail qui m’aide à me concentrer, à essayer d’être moi-même. Après avoir enveloppé d’un regard circulaire la pièce, je m’approche des étagères où sont exposées mes maquettes d’avion. J’en saisi une délicatement de la main droite et souffle la poussière qui la recouvre, puis l’admire, la fait tournoyer dans le ciel, je la repose et passe en revue avec un regard passionné chaque étage de ma collection. Après m’être placé au milieu de la pièce, j’essaye d’adopter un regard nostalgique, portant le plus loin possible dans mes souvenirs, puis je m’assois sur mon lit, m’allonge, caresse les draps. Je prends mon temps mais j’ai trop peur de provoquer l’ennui, alors je me lève et me dirige vers une petite armoire d’où je sors avec émerveillement des figurines en plastique et leurs accessoires. Je me surprends à rejouer avec, à les monter, les démonter. Puis je les repose avec regret dans leur tiroir. Plus haut je saisis un vieux cahier. Un journal intime. Je m’installe rapidement par terre pour dévorer des yeux le vieil ouvrage. Je feuillette les pages, j’en passe, j’y reviens, je souris, je m’étonne. Et puis je le remets à sa place avant de m’en aller, après un dernier regard posé sur mon passé, les mains dans les poches, avant de sortir.

De par la simplicité de son thème, l’exercice était d’une difficulté toute particulière, car il fallait savoir, pratiquement sans rien faire, sans artifices, sans trop de mimes, transmettre une émotion aux spectateurs. Luis nous demande d’estimer la durée de notre prestation. Je juge la mienne à 3 min 30 alors que Luis m’annonce 3 min 10. Nous avons commenté pendant une heure les prestations de chacun. J’y prends un énorme plaisir, je n’ai pas peur de donner mon avis le plus sincère, de décrire aux autres mes sensations les plus intimes, et j’ai l’impression que tout le monde fait de même. Chacun s’abreuve des commentaires des autres. L’avis de mes collègues sur ma prestation me sidère. « J’ai trouvé qu’il était juste du début à la fin ». « Tous ses gestes étaient très précis, on vivait avec lui la scène ». « J’ai adoré le moment où il s’est assis sur le lit, je ne sais pas comment il a fait, mais j’ai vraiment eu l’impression que le lit était là. »

Cela faisait longtemps que je n’avais pas reçu de la part d’autrui une telle recharge positive, ressentir cela est un instant incroyablement riche. Bien sûr j’adore entendre dire que mon écriture est agréable à lire, ou bien que je peints bien etc etc… Mais m’ouvrir aux sentiments que vivent des personnes qui me sont inconnues, après m’avoir observé transmettre des choses si personnelles, c’est une expérience unique.

 

23 heures 30. Depuis 20 heures j’évolue dans un autre monde, je n’ai pas vu le temps passer.

Je vise déjà le prochain atelier.

55 

Ca y est, j’ai enfin pu écouter l’album tant attendu de Charlotte Gainsbourg « 5:55 ».

« 5:55 » est un peu l’album à la mode en ce moment, celui qu’il faut posséder ou au moins avoir écouté une fois dans sa vie. Je dis cela pour les 20-30 ans, fans de Beck ou de Radiohead, c’est-à-dire fan du très discret mais très en vogue producteur Nigel Godrich : l’homme révélateur de talents a aussi accompagné « 5:55 ». Pour ces dames, on citera la douce vague des artistes féminines façon solo (Pauline Croze, Sandrine Kimberlain, Agnès Jaoui, Carla Bruni…) à laquelle s’ajoute désormais la petite Gainsbourg. Et pour les plus de 30 ans, la nostalgie du film culte « L’effrontée » (Claude Miller – 1985) ou le lointain souvenir de l’album « Charlotte forever » parut il y a 20 ans, suffiront certainement à insuffler l’envie d’écouter le deuxième disque de la fille d’un des plus grands artistes français du XXème siècle… Personnellement Charlotte Gainsbourg a marqué ma mémoire dans « Ciment garden » d’Andrew Birkin (oui oui, c’est son oncle), un film dérangeant, sensuel, peu connu et pourtant fascinant, sorti en 1992.
 

L’effrontée           Cement garden

Cependant je ne cache pas ma déception, après deux écoutes complètes des 12 titres qui façonnent « 5:55 ». Certes le très efficace « The song that we sing », martelé sur les radios depuis plus d’un mois avait aiguisé mon envie d’aller plus loin, boulimique des mélodies électroniques de Air et curieux de découvrir le fruit de l’intervention du chanteur de Pulp (Jarvis Cocker) ou de Neil Hannon (Divine Comedy), deux artistes que je connais très mal, voire… pas du tout. Les mélodies de l’album composent un ensemble cohérent, fluide et élégeant, agréable à écouter, mais s’individualisent difficilement dans l’originalité que l’on espérait. Charlotte Gainsbourg y pose une voix certes simple et sans artifices, cependant celle-ci se fond trop dans la musique, nous privant ainsi d’une majorité de paroles en anglais (dont on aimerait qu’il soit un peu moins francisé : on croirait entendre sa mère, l’accent anglais en moins). Je regrette que la chanteuse n’ait pas poussé davantage la chansonnette, c’est le cas de le dire, travaillé avec plus d’exigence la présence de sa voix. Même si le chant est plutôt juste et en place.

J’ai entendu dire à propos de cet album qu’il est « excellent pour s’endormir, ou pour se réveiller en douceur ». Guère plus, malheureusement. Comme je l’ai déjà dit, c’est une question de goûts musicaux. Cela n’enlève rien au charme de cette jeune femme à la timidité touchante, cette artiste discrète qui n’a jamais utilisé la célébrité de ses parents pour servir sa propre carrière. A 35 ans, Charlotte Gainsbourg est une artiste humble qui prend son temps, tout simplement.

Charlotte Gainsbourg
 

Pour aller plus loin :

Le site officiel de l’album qui propose notamment une superbe galerie photos de la chanteuse
Le site officiel de l’artiste (filmographie, musique, galerie photos)
La biographie de Charlotte en une page

Mélanie Laurent vient de passer sur Canal+. Je n’ai qu’une seule chose à dire : aaarrrrrrgggggghhhhhhhhhh. Mon Dieu qu’elle est belle ! Désolé pour ceux qui auront suivi les moteurs de recherche jusqu’à cette page, je n’ai pas de photos de Mélanie Laurent !!!

Bon à part ça, la terre tourne, je respire l’air du temps. Un homme vient de battre le record du monde de la déglutition de spaghetti par le nez : 8 cm de pâte lui pendait de la narine gauche. Moi je dis Wouah… Dans la même veine, une petite indou de 5 ans a réussi à passer sous plusieurs dizaines de 4×4 en faisant le grand écart, des patins à roulettes au pieds. Complètement inutile mais moi je dis Wouah…

Je repense à mes petits déjeuner et ses trop gros paquets de céréales que je ne finis jamais. Message au Marketing Men : faites des boîtes plus petites ! Et laissez tomber les formats de poches, ils sont pour le coup trop petits et trop chers au kilo. Et arrêtez de mettre des raisins secs dans les céréales : on les retrouve toujours au fond du bol quand on a bu tout le lait. Je sais ça n’a l’air de rien comme ça, mais le matin ça met de mauvaise humeur. J’aime pas les raisins secs dans les céréales.

Midi. Cafette Carrefour. Le summum de la gastronomie de grande surface. Entrée, plat, fromage, dessert, boisson pour 7 euros 50. Je rage contre les caissières qui me rendent la monnaie dans le creux de la main, sur le ticket de caisse. Et depuis deux ou trois semaines à chaque repas, un ticket rouge donné, dans l’espérance de gagner des bons d’achat… voire même une voiture ! Après un échec vécu quotidiennement depuis le début du jeu, aujourd’hui j’ai fais mon petit numéro devant mes collègues de travail. Avant de m’assoire pour commencer mon repas, je brandis ledit ticket, entonne l’air ultraconnu du Twentieth Century Fox à la Star Wars puis poursuit la mélodie sur Ticket gagnant, ticket gagnant ! ti-cket ga-gnant ! ta ta tata ! sans même l’avoir regardé. Et magie magie, je pus exhiber un superbe 3 euros devant mes collègues aussi jaloux qu’ébahis. Comme quoi il suffit parfois de vouloir très fort quelque chose pour l’avoir. Ou bien savoir chanter correctement l’air du Twentieth Century Fox qui sait…

Ce matin j’ai encore du mal à me remettre de ma séance d’essai au théâtre d’improvisation au sein de la troupe « Théâtre en stock » de Cergy. Je suis comme à coté de mes pompes, mais dans le bon sens du terme, comme dans un rêve qui refuse de me relâcher dans la nature.

Tout néophyte en retard que j’étais, il me fallait rattraper le train en marche puisque deux ateliers avaient déjà eu lieu les semaines précédentes, ce qui n’était pas pour me mettre à l’aise, loin de là. L’atelier de Cergy débutant à 20h, décision était prise de me rendre dans cette magnifique ville nouvelle du nord-ouest de la banlieue parisienne pour avaler quelque chose avant les trois heures d’atelier.

Il n’y a rien de pire que de se retrouver tout seul devant son assiette dans un moment d’attente anxieuse. J’avais tout de même opté pour le « menu B » du petit traiteur japonais des trois fontaines (les japonais l’ont très bien compris, pour nous autres stupides européens la communication doit être simple pour fonctionner. »Moi vouloir menu B » c’est quand même plus communicatif que « je vais prendre 3 …. sa….chimis, 2 maqué…sachis et 2 mini….makis »), certain que sa petite soupe, sa salade de choux et ses 5 brochettes suffiraient à ravir à la fois mon appétit et mon plaisir. Pourtant j’avais le ventre serré et mis un certain temps à avaler ce petit encas japonais. Je ruminais mes pensées en imaginant mes futures prestations théâtrales. Moi ? Premier prix du concours d’extraversion 1983 de Meurthe-et-Moselle ? J’allais jouer des personnages, interpréter des situations, simuler, me montrer devant des inconnus, m’ouvrir aux autres ? Gloups… Il y avait manifestement, et cela je le savais depuis le début, un décalage marqué entre celui que j’étais et celui qu’il fallait que je sois pour faire du théâtre d’improvisation. Mais allez, après tout c’était bien justement pour piéger ce décalage et l’asphyxier, que je voulais me lancer dans l’improvisation. En route.

Comme tout anxieux qui se respecte, j’arrivai en avance devant l’école, me faisant spectateur d’un cours de Tai Chi suivi par une dizaine de mèresaufoyer engoncées essayant de manière plus ou moins désespérée de reproduire les mouvements arrondis du professeur. Au moins n’aurai-je pas été seul à me couvrir de ridicule dans la soirée. 20h, tout se précipite, en quelques minutes les élèves se présentent et l’animateur de théâtre gare son scooter, rentre dans la salle et s’agite pour installer un élément de décor rudimentaire (un rideau de scène suspendu entre deux piliers) et deux bouts de scotch matérialisant un repère au sol. Luis (l’animateur), sera de bout en bout d’une énergie fédératrice.

Orientation très intelligente que de concentrer le travail, pendant le premier trimestre, sur l’utilisation du corps, la diction, le travail de l’imaginaire, mais sans utiliser l’improvisation orale : cet atelier était donc consacré à des exercices ne demandant pas de discours improvisés. La première demi-heure relevait donc plus du développement personnel que du théâtre d’improvisation. Exercices de respiration, allongés par terre. Ouvrez la bouche et dites AAAAAAAAA le plus fort possible, indique Luis, faites-vous mal aux oreilles, sentez le son envahir tout votre corps. On recommence, avec un A aigu, avec un A grave. On respire, on se relève, lentement. Allez, on marche, on occupe l’espace. Au signal sonore de Luis, on s’arrête et on respire. On recommence. Cette fois-ci lors de l’arrêt on regarde la personne la plus proche de nous. Dans les yeux, tranquillement. Allez, on repars, en cadence, boum, boum, boum, on s’arrête par groupe de trois et on se regarde. Ne vous faites pas de gestes pour vous regrouper. Trouvez-vous simplement du regard. Allez, cette fois-ci on s’arrête et on prend une pause, comme pour être pris en photo. Mimer une attitude, une scène. Utilisez tout votre corps. En cercle. Luis nous montre comment émettre un cri bref, intense, brut, du fond du ventre, sans bouger. Allez, à nous. On regarde celui ou celle qui nous fait face, et on sort le cri. Tout le monde n’y arrive pas. La mereaufoyer qui est à ma gauche tremblote, elle prend sa respiration et sort un petit aahhh. Allez, on s’entraîne, on se lâche, et on arrive tant bien que mal à sortir ce son. Moi-même je suis étonné par la force de ce qui sort de mon corps.

Ca y est, on commence à se détendre, à se regarder plus facilement. Luis nous propose d’enchaîner sur des exercices plus concrets. Par groupes de trois, après brève concertation, nous mimons la pause photo d’une situation, immobiles, et les autres doivent deviner la scène. Ensuite, nous travaillons tous ensemble mais l’un après l’autre. Après que Luis nous ait indiqué un lieu (un garage, un avion en perdition, une maison-close), l’un d’entre nous fait son entrée sur scène, incarne un objet ou un personnage immobile et l’annonce. Une voiture. Un passager. Un masque à gaz ! Un rideau ! Et puis un ou une autre le rejoint, et rajoute un élément, et ainsi de suite. En quelques instants les scènes prennent un caractère unique, construit, personnalisé. Nous sommes effarés par la créativité des uns et des autres ! L’exercice devient très vite hilarant.

Et voici l’exercice le plus ludique de la soirée. Nous prenons chacun une chaise, et chacun dans notre coin, nous l’étudions. Allez, bougez avec elle, demande Luis, essayez tout ce que vous pouvez faire avec, montez dessus, retournez-là, copiez sur les autres, inspirez-vous les uns les autres. Quelques minutes plus tard nous présentons aux autres nos trouvailles. J’ai la (mal)chance de devoir débuter. Allez, derrière le rideau, et c’est la chaise qu’on doit voir apparaître sur scène la première. Je fais balancer la chaise à droite, à gauche, et puis je la fais passer en dessous du rideau, au milieu. Je rentre en scène puis m’assois sur la chaise, dos aux spectateurs, et m’approche en marche arrière, en canard, puis me retourne avec l’objet. Je me lève, fais tourner la chaise sur elle-même, dans un sens puis dans l’autre. Tourne autour d’elle, regarde-nous, souris ! J’allonge la chaise et me réfugie derrière, comme un soldat dans une tranchée, tout le monde rit. Oui ! Tourne-toi vers nous, allez ! Toujours protégé par ma chaise, j’opère un mouvement circulaire. Rajoute des bruits ! Tout en poursuivant mon mouvement j’imite un canon laser en action. Piu piu piu ! Je me prends au jeu, tout le monde est avec moi et rit. Je me relève et enfile mes pieds dans le trou situé sous le dossier, je remonte la chaise en mimant la difficulté d’enfiler un pantalon trop petit pour moi. Je commence à sentir l’épuisement de mon inspiration. Luis précise : Allez, la sortie, très importante. Toi en premier, et la chaise en dernier. Je me dirige vers le rideau de sortie, traînant ma chaise comme un vieux déchet puis disparais. Ovations.

Les prestations de mes collègues sont aussi remarquables. L’une accouche de la chaise et la prend dans ses bras comme un bébé. L’autre fait de sa chaise une femme fatale et la dernière l’improvise danseur de tango.

Voilà… Je n’ai pas tout raconté, j’ai tant bien que mal résumé cette soirée incroyable. Exigeante, difficile, libératrice, ludique, jubilatoire, étrange, drôle, imprévisible, riche. A la fin de la séance, interrogée par Luis sur la manière dont nous avions vécu l’atelier, l’une d’entre nous a dit : « Ce soir nous avons voyagé ».

Ce matin je suis en forme. Heureux. Malgré ma courte nuit débutée aux alentours de minuit et réellement entamée une ou deux heures plus tard, l’esprit obsédé par toutes les scènes que nous avions joués, tous les personnages incarnés, toutes les sensations vécues. Ce matin je suis arrivé au bureau comme plus fort. Capable de sourire et de fixer dans les yeux tous les gens pour le traditionnel bonjour matinal, comme emporté par des ailes qui me sont poussées dans le dos.

i.m.p.r.o.v.i.s.a.t.i.o.n

Couverture 2

Bienvenue dans l’Italie des années 50… après Jésus-Christ. Autrement dit, bienvenue dans la Rome antique impériale !

Alors que règne sans gloire l’Empereur Claude, sa deuxième épouse Agrippine rêve du pouvoir absolu. Au moment où Claude semble vouloir élever à sa succession son fils Britannicus, resté jusque là dans l’ombre, Agrippine n’a qu’une seule obsession, celle de favoriser l’ascension de l’enfant de sa première couche, Néron. Alors que tous parlent à demi mot de la relation adultère de César avec une certaine Lollia Murena, Agrippine prépare un sombre complot et la fait assassiner. Partant à la recherche du meurtrier de sa mère, le fils de Lollia, Lucius Murena, lie son destin sans vraiment le savoir à celui de l’Empire…

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Une fresque épique

Je connais peu de bandes dessinées traitant d’un sujet historique, possédant une telle rapidité de mise en place et d’immersion du lecteur. Il est vrai que je voulais depuis longtemps découvrir la série Murena, depuis la parution du premier album de la série La pourpre et l’or en 1997. Fasciné par les superbes illustrations de couvertures, j’avais pourtant trop attendu la sortie de l’intégrale du premier cycle (La pourpre et l’or – 1997, De sable et de sang – 1999, La meilleure des mères – 2001, Ceux qui vont mourir… – 2002), épuisée avant même mon achat. Jusqu’au jour où je pus enfin avoir entre les mains, après l’avoir découverte de son papier cadeau, la superbe intégrale Murena offerte par mes amis pour mon anniversaire (merci Ebay ;)).

Murena 1 Murena 2 Murena Murena 4

La pourpre et l’or nous plonge en l’espace de quelques séquences dans la Rome de l’an 54 après JC, au cœur d’une arène où se déchirent des gladiateurs sous le regard blasé de l’Empereur Claude. En quelques pages d’une efficacité absolue le décor est planté, les principaux personnages de l’histoire prennent place et l’intrigue est déjà amorcée. Curieux parallèle que celui existant entre les premières pages de Murena et la demi-heure tout aussi fascinante du superbe Gladiator de Ridley Scott (2000). Le passé, lorsqu’il est bien conté, a cela de magique de nous faire revivre l’Histoire comme si elle ressurgissait au présent.

Gladiateur

Fresque épique, la série Murena au travers de son premier cycle, le Cycle de la Mère, nous prend la main et nous fait saisir le glaive, sentir le sang mêlé à la poussière, il nous fait témoin des pires atrocités qui secouèrent l’Empire, commises par des hommes et des femmes assoiffés de pouvoir. Il nous invite aux orgies romaines et nous fait boire ses vins, goûter ses fruits, caresser ses corps enivrés puis nous immergent dans une scène où débattent avec passion les sénateurs. Voilà un grand ouvrage qui dépasse le cadre de la BD, qui se lit comme un film, suscite tout autant l’intérêt que l’imaginaire, et se dévore littéralement des yeux.

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Dufaux et le sens de l’Histoire

Dufaux

Jean Dufaux

En tant que BD historique, Murena puise dans le passé le cœur de son récit. Le sens du détail et le souhait de restituer avec la plus grande fidélité l’Histoire apparaissent clairement dans l’ouvrage par l’existence, pour chaque tome, d’un glossaire donnant des éclaircissements sur certains points historiques ou dévoilant les libertés prisent par l’auteur d’une part, et la liste plutôt étoffée des références bibliographiques (21 sources) ayant permis la construction du récit d’autre part (le personnage Lucius Murena n’ayant jamais existé par exemple). Soucis de l’exactitude de Dufaux ayant incité Delaby à se documenter sérieusement sur la Rome antique de manière à préserver cette forte cohérence entre la réalité historique et la restitution fidèle des détails dans le dessin (costumes, objets, lieux de vie etc.)

Planche 3 Planche 2 Planche 1

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Une femme au cœur de la tragédie

Agrippine 1

Agrippine

C’est autour d’un personnage central, Agrippine, que toute l’histoire de Murena prend son envol. Prête à tout pour porter son fils Néron à la tête de l’Empire, Agrippine use de tous les moyens pour gagner cette lutte sourde et politique contre César, son propre mari. Delaby a su faire naître sous son crayon une jeune femme d’une rare beauté, fascinante, théâtrale, à la fois impitoyable et brillante d’intelligence. En plus d’être le fil conducteur de ce premier cycle, lui donnant d’ailleurs son nom, Agrippine est sans aucun doute le personnage le plus réussi des quatre premiers tomes de Murena. Mais jusqu’où ira-t-elle pour assouvir sa quête du pouvoir ?

Agrippine 4

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Delaby, maître de l’expressivité

Portrait Delaby

Philippe Delaby

Les comportements de l’Homme, leurs actions et leurs sentiments sont au cœur du récit de Murena : sur l’ensemble du cycle, Dufaux met en scène près de 20 personnages. Le grand talent de Delaby à ce sujet a été de savoir donner une réelle consistance à chacun de ses personnages. Colère, surprise, peur, perplexité… Delaby possède une grande maîtrise de l’expression humaine. Favorisant les gros plans, le dessin sert à merveille le scénario à la façon « dramatique », au sens théâtrale du terme.

Express 2 Express 1

Express 4

Etudes, Crayonnés et dédicaces

L’édition intégrale de Murena nous gâte d’un magnifique supplément de 5 pages de crayonnés. Poses, expressions, études de visages, ces quelques pages apportent un complément très intéressant sur le travail de l’artiste dont voici quelques extraits. Suivent également quelques superbes dédicaces récoltées sur Internet… : collector ! (parmi les dédicaces s’est glissé un petit « hors-sujet »… saurez-vous le retrouvez 😉 ?)

Esquisses 3 Esquisses 2 Esquisses 1

Dédicace 4 Dédicace 2 Dédicace 3 Dédicace 1

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Voilà, j’en ai terminé avec cet article sur cette fabuleuse intégrale de Murena. Instructive, passionnante et superbement réalisée, cette œuvre est une réussite tant sur la forme que sur le fond. J’espère sincèrement que cet article, construit avec beaucoup de passion et de patience (la première ne sachant vivre sans la deuxième), saura convaincre les détracteurs de la BD persuadés de son inutilité, de s’ouvrir un peu plus sur cet art de plus en plus reconnu. Murena fait partie de ces ouvrages à la fois ludiques et réellement divertissants. Non la BD ne se limite pas aux Chevaliers du Ciel ou Astérix (séries que j’affectionne particulièrement par ailleurs), et non la BD n’est pas la seule passion d’adolescents boutonneux dévorant de stupides mangas (je n’ai rien contre les mangas… ni même contre les adolescents boutonneux, ayant moi-même été … enfin… non, j’ai rien dit, passons…).

Alors à très bientôt pour de nouvelles découvertes BD, et bonne lecture à tous !

 

La citation du jour 3

octobre 5, 2006

Difficile d’assouvir toutes ses passions dans une vie !

Finir ma figurine pour le concours de Sèvres le mois prochain (et si possible ramener une médaille), lire « Studio Magazine », « Management », lire ma BD du moment, chercher un nouveau boulot, faire du roller, jouer à la PSP, jouer avec mon chat, se remettre au dessin, chercher un prof de dessin, chercher un club de théâtre d’improvisation (j’y vais ce soir), surfer sur internet (lire des blogs, des sites de cinéma, de BD), débarrasser le lave-vaisselle, payer les factures, appeler l’agence pour l’eau de pluie dans le salon, appeler la proprio pour le paiement de la taxe sur les ordures ménagères, essayer de trouver du temps pour aller voir le dernier film avec Asia Argento, trouver encore plus de temps pour aller voir Vol 93, m’occuper davantage de ma chérie, l’aider à faire l’album photo du mariage et du voyage en Grèce… Ah oui j’oubliais, au milieu de tout ça il y a la journée de boulot…

Bon alors en attendant un gros article sur l’intégrale Murena de Delaby et Dufaux en cours de rédaction, place à la méditation du jour :

« On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin »

Goethe