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juin 28, 2008

Tout a un commencement.

Tout a une fin.

Voilà deux années écoulées pendant lesquelles j’ai consacré des heures entières à choisir mes mots pour les offrir par le biais de ce cher « blog », à ceux et celles qui, papillonnant sur l’immensité du Net, ont bien voulu venir poser leurs ailes ici quelques instants : merci infiniment pour ces précieux moments. Merci pour vos indifférences, vos réactions et encouragements qui furent pour moi autant de jalons qui ont permis à mon écriture de prendre peu à peu son ampleur.

Car finalement, il n’était pas tant question ici de cinéma, de musique ou de théâtre, que d’écriture, tout simplement. Musset avait susurré « Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait l’ivresse ». Quant à l’écriture, dont le cœur battait chaque jour sur l’art niak, peu importait le thème abordé, tant qu’il y avait la passion des mots. Passion intense, exigeante, colorée, instable, source profonde alternativement de bonheurs et de doutes.

Ecriture, je t’aime, je te respecte, tu me fais vivre.

Je vois à quel point tu as évolué en vingt-quatre mois, au travers des 187 articles sur lesquels tu as eu droit de vie, et de mort. Il y a encore, parsemés ici et là, quelques ébauches dont tu n’as pas voulu, ni moi d’ailleurs. Ces ébauches s’éteindront lentement, où renaîtront d’un second souffle ailleurs, peut-être. Je constate le fascinant pouvoir que tu as exercé sur moi, m’incitant sans cesse à explorer et à travailler les différentes formes littéraires dont tu voulais te parer. Aujourd’hui je suis habité par un goût profond pour le sens du mot ou de l’expression justes. Aujourd’hui je suis investi d’une exigence littéraire, que je n’avais pas il y a deux ans. Mais après tout, à y regarder de plus près, grâce à toi j’ai fait des progrès, et inversement.

S’il y avait un seul article à garder ? Non, ce serait trop difficile. Ce serait même une souffrance, une torture, que de se forcer à cela. L’art niak est une structure, sur laquelle chaque organe est venu se fondre, petit à petit. Ne lui enlevez ni son cœur, ni son âme, car tous deux ont égale importance dans l’acte d’écriture. Ne lui ôtez ni sa sphère cartésienne, encore moins sa dimension artistique. Ne le privez point de ses jambes, sans lesquelles il n’aurait pu faire tout ce chemin, ni moins de ses mains, qui ont façonné tant de choses ici.

L’art niak est un univers. Au début il n’était rien. Rien qu’un jeu de mots, synthétisant justement le sens artistique que je souhaitais lui donner dès le début, et les origines asiatiques auxquelles je suis attachées, à défaut de prendre réellement le temps de les cultiver. Il semblerait d’ailleurs que j’aie hérité de ce grand-père vietnamien que je n’ai jamais connu, la même passion des mots.

Tout a un commencement.

Tout a une fin.

Même les plus belles phrases, aussi douces soient-elles pour celui qui les lit, et aussi vitales pour celui dont elles proviennent.

Je ne peux m’empêcher de mettre en ligne une nouvelle vidéo de cette mélodie qui me glace d’émotion, qui me brûle de beauté, qui frôle la perfection artistique. Signée Radiohead, bien évidemment.


« Publié »

juin 16, 2008

Humeur : littéraire

Vitalité : tête hors de l’eau, je respire

Envie : de beaux mots

L’instant de gloire, si minuscule, si modeste, si anecdotique soit-il, présente toujours pour celui qui le vit une profondeur et une intensité singulières. C’est ainsi qu’il faut essayer d’imaginer un Napoléon Bonaparte au soir d’Arcole ou de Rivoli, loin encore du triomphe d’Austerlitz.

Car à chacun son moment de gloire, où l’Ego se permet l’espace de quelques instants de se vêtir de son grand « E ». Déjà l’année dernière, au même moment, je vivais le délice incommensurable de la sélection dans le recueil de nouvelles du concours Philippe Delerm, organisé chaque année dans le Val d’Oise avec mon texte « Premier cours d’improvisation théâtrale ». Et ce soir je savoure une fois de plus ce plaisir, en voyant mon nom et les mots de mon texte « La piscine » apparaître dans la liste des dix nominés 2008. Parmi les 150 textes proposés pour le concours cette année, le mien n’a pas fait que patauger.

Il n’y a pas plus redoutable pour moi que les minutes d’attente qui précèdent, dans une cérémonie de remise des prix, la montée sur l’estrade. Il y a la chaleur des projecteurs qui m’éblouissent, les lauréats qui s’agglutinent en demi-cercle sur la scène, un public que l’on ne voit plus d’ici, quelques flashes et des sourires, et puis des discours que la distraction et la curiosité de l’instant me permettent d’entendre, mais m’empêchent véritablement d’écouter.

Occasion, malgré tout, d’emporter avec moi la bienveillance et la gentillesse d’un auteur, tout en humilité et en sagesse.

« Pour Rémy, qui partage le goût des mots, amicalement. »

Philippe Delerm

Mots improvisés

juin 8, 2008

Humeur : bonne

Vitalité : 0+

Envie : de vacances (J-20)

Voilà des mois que le mot « improvisation » n’a pas daigné pointer le bout de son i sur la première page de ce blog, qui fêtera dans quelques semaines ses deux années d’existence. Plusieurs raisons m’ont ôté l’envie de parler de ce sujet qui m’a pourtant passionné pendant des mois et des mois. Aujourd’hui je ne souhaite pas évoquer tout ce qui a fait qu’à propos de théâtre, 2008 n’eut pas l’intensité de 2007, mais je constate simplement qu’Improvisation et clown s’est lentement privé du mot improvisation, pour conclure l’année sur du clown certes habité de rires, d’un peu de créativité, de beaucoup de couleurs, mais bientôt étranger à la spontanéité.

Peu à peu l’improvisation s’éloigne de moi et j’en ressens le manque qui s’empare tout à la fois de mon corps et de mon esprit.

Cette sensation du danger.

Cette excitation de m’approcher du gouffre, de sentir mes doigts de pieds remuer au dessus du vide et concentrer toute mon énergie à préserver mes talons sur la terre ferme. Saisir le regard du comédien qui m’accompagne dans cet envol où l’on décolle les yeux bandés sans jamais savoir ni la direction ni la durée de notre voyage. Jouer au funambule sur un bout de ficelle tout mou, et se rendre compte, lorsqu’en dessous les lions sont lâchés, que la barre d’équilibre est amputée de moitié. Sauter dans une piscine vide, et tout faire pour la remplir d’eau, de vin ou de balles de ping-pong (vite, vite) ! Monter dans une formule un, couler du béton sur la pédale d’accélérateur, bloquer le volant en direction du mur en acier qui s’approche à cent à l’heure, puis tout faire pour freiner avec les deux pieds contre le bitume brûlant, avant d’enclencher le siège éjectable puis, le plus tard possible, déployer un parachute complètement vrillé.

Rire. Entendre rire de notre audace et de nos talents. Sentir dans les yeux du public la peur qui soudain le tiraille, et lire dans son visage « Pour rien au monde je ne pourrais être à sa place, au milieu de la scène, avec… si peu ».

Si peu, et tant à la fois. Il y a la première seconde, fabuleuse, étourdissante, effroyablement vide, lumineuse et sombre à la fois. Et puis ensuite il y a tout le reste qui, quoique l’on fasse, quoique l’on pense, ne sera que profondément imprévisible. C’est à dire improvisé.

Paris

juin 3, 2008

Humeur : fatigué

Vitalité : fatigué

Envie : fatigué

Paris.
Ville infatigable, animal au souffle incessant qui grogne sans cesse, le jour et la nuit.

Sur ses trottoirs usés flottent les promesses, les je t’aime et les au revoir qui sans cesse se répètent au fil des générations. Sur son béton gris les hommes et les femmes se croisent sans se comprendre, se voient sans se regarder et se parlent sans s’écouter. Des êtres perdus tournent en rond, traînant derrière eux la détresse des jours sans saveur et des nuits sans couleurs. Sur les bancs de bois vert écaillés, dans l’ombre des rampes aériennes du métro, attendent quelques âmes esseulées abruties par le cri effroyable des trains qui passent.

Après avoir gagné Stalingrad, je descends le boulevard de la Chapelle en direction de la place Clichy et son agitation folle. Barbès gigote comme une fourmilière hétéroclite, où des milliers d’individus qui se ressemblent si peu progressent en tous sens, s’engouffrent dans les rames de métro, rentrent et sortent des brasseries et des devantures pleines de poussière. Plus loin, Pigalle s’agite comme le corps usé de la femme lascive qu’elle est encore, pleine des effluves d’un vieux parfum qu’éveille le souvenir omniprésent des perversions en tout genre. Sans même y parvenir encore, j’imagine le piédestal en bronze du maréchal Moncey, au cœur de la place Clichy, autour duquel gravitent sans cesse les tôles des voitures qui se suivent, se provoquent, s’insultent et se frôlent.

Paris.
Ville infatigable, animal au souffle incessant qui grogne sans cesse, le jour et la nuit. Ville aux milliers de boulevards, de rues et de recoins, dont l’effroyable complexité n’a jamais terminé d’étourdir mon corps fragile.

A dos de Belphégor

mai 26, 2008

Elle l’appelait « vieille branche », et lui l’appelait « vieille toupie ».

Pour une coïncidence ! Ils étaient nés la même heure du même jour de la même année dans le même petit village du fin fond des Vosges (un patelin qu’on appelait Saucenot). Depuis cette nuit-là, une nuit glaciale d’un hiver sans fin, Raymond et Jeannette ne se quittèrent jamais. Et ils ne quittèrent jamais le village de Saucenot à vrai dire, tellement on y était bien, au pays (et surtout tellement il était difficile de se rendre autre part, depuis ce lieu reculé).

Raymond et Jeannette, qu’on avait surnommés « les amoureux éternels », tellement on était habitué à les voir collés l’un l’autre depuis tout gosses, étaient de bonnes gens, simples en bonheur et parfaits d’humilité. Ils vivaient d’amour et d’eau fraîche. Surtout d’amour.

Les Amériques, l’Asie mineure et les pays nordiques : ils se souvenaient avec douceur et gourmandise de tous ces fabuleux voyages. Que quelques vieux livres écornés à force de lecture, avaient imprimés pour toujours dans leurs esprits vagabonds. Justement, Raymond et Jeannette avaient mis le sou de coté pendant des années, pour s’offrir Belphégor (un vieil âne gris). Ils avaient bien essayé plusieurs fois, de partir en voyage, à dos de Belphégor. Un dimanche ils parvinrent même à gagner la bourgade de Thiélouze (aller-retour !). Vers l’ouest, en direction de Morampierre, la cote était trop longue pour le vieux canasson, et il y plantait à coup sûr ses sabots. Et puis de toutes façons, Belphégor refusait de traverser la forêt car l’animal redoutait le mouvement des branches dans les arbres, qui l’effrayaient au plus haut point.

Jeannette était coquine, Raymond était joueur. Au printemps, Jeannette promettait autant de baisers à Raymond, que de pétales de fleurs qu’il saurait cueillir dans les champs (et Raymond revenait toujours les bras remplis de bouquets fantastiques).

Raymond et Jeannette vieillirent ainsi main dans la main sans qu’aucune chose ne les sépare jamais.

Elle l’appelait « vieille branche », et lui l’appelait « vieille toupie ».

Ils se sont éteints ensemble, la même heure du même jour de la même année dans le même petit village du fin fond des Vosges (un patelin qu’on appelait Saucenot). A vrai dire une très grande tristesse s’empara de tout le pays. Alors pour consoler les enfants, qui ne cessaient de pleurer leurs aïeux, on rapporta que les amoureux éternels, bien que désormais disparus, étaient partis pour le plus beau voyage de leur vie.

A dos de Belphégor…

« Luke, je suis ton père »

Dark Vador

Humeur : bonne (très bonne par anticipation, voir « envie »)

Vitalité : luminothérapie intense

Envie : LCD 37’’ full HD TNT HD + PS3 (étape 1 : étude de marché)

Bien que depuis le début du mois de mai le souffle chaud du Printemps suscite bien des réjouissances et fasse naître bien des sourires, même sur les mines les plus maussades, voilà bientôt trois semaines qu’aucun mot n’a éclos sur l’Art niak. Le temps s’écoule entre mes mains comme le sable brûlant des vacances d’été et les mots glissent entre mes doigts me privant du plaisir de les aligner avec toute la musicalité du pianiste que je fus, et que je redeviendrai bien un jour ou l’autre.

Et c’est justement cette musicalité berçant depuis plusieurs jours mes oreilles qui m’exhorte aujourd’hui à choisir quelques mots pour rendre hommage au second volet de l’œuvre musicale d’un artiste nommé Grand corps malade. Les infatigables, les inusables, les fidèles parmi les fidèles, les courageux et les curieux, les obstinés de l’exploration qui ont su rester ici à me lire depuis deux ans, savent quelle admiration je voue à ce jeune « slamer » (comprenez « poète de rue ») dont j’ai capté les premiers mots un soir d’août 2006. Après « Midi 20 », Grand corps malade revient avec « Enfant de la ville », un deuxième album tout aussi touchant et brillant que le premier.

« Ecrire, c’est choisir ». Cette vérité s’avère cruelle, car comment choisir les adjectifs pour évoquer l’expérience Grand corps malade, sans avoir le sentiment de ne jamais suffisamment approcher la nature des sensations qui en découlent. Je dirais que l’expérience Grand corps malade, c’est un peu l’expérience de la vie, racontée avec la simplicité touchante d’un jeune homme qui a déjà vécu. Parce qu’il est un grand artiste, Grand corps malade possède cette faculté magnifique de savoir transmettre. Transmettre ses vérités et ses émotions. Et en les transmettant, il les partage, il les fait vivre en nous et en faisant cela, il nous invite à nous identifier à lui.

Car même si Grand corps malade pratique le slam, même s’il a grandi dans une banlieue difficile, même si je suis à mille lieux de pouvoir trouver des points communs avec ce jeune homme qui parle en « verlan » et jure même dans ses chansons, Grand corps malade démontre avec une grande limpidité l’universalité des émotions. Car l’amitié, l’amour, l’enthousiasme, la tristesse, l’espérance et ou le désespoir, traversent sans cesse l’existence de chacun d’entre nous. Et écouter une chanson de Grand corps malade, c’est un peu retenir les larmes qu’une pensée récurrente vient faire naître : « Ce que dit ce type est magnifique. »

Car il n’y a rien de plus beau que de savoir saisir l’humanité.

Humeur : off pour six jours !

Vitalité : usé (piscine, tennis, théâtre)

Envie : d’une Häagen-Dazs Cookies & Cream

« La camionnette est pas là. Je prends ailleurs ou un jap ?

– Je suis en double appel. Peu importe, prends ce que tu veux. »

Dommage qu’il ne soit pas là, le pizzaïolo dans sa camionnette blanche. D’habitude il est là tous les vendredi soirs, et de temps en temps j’aime bien aller lui commander une pizza au feu de bois (Reine ou 4 saisons, saveurs éternelles). Elles sont délicieuses, ses pizzas, à « Luigi », surtout un soir de week-end. Lorsque j’arrive ces soirs-là, derrière le comptoir, un délicieux petit brin de jeune femme prend ma commande, l’accompagnant d’un sourire pas possible (un sourire à refuser de passer la nuit dans la baignoire). Ca ne fait pas très large, l’arrière d’une camionnette, pour caser un four au feu de bois, les boîtes à légumes et fromages, les boîtes à pizzas, la caisse, les boissons, les desserts faits maison, ma jolie vendeuse avec micro-oreillette-téléphone portable intégré et, bien évidemment, Luigi (ou Jean-Paul, vas savoir…) qui, de dos, agite ses bras dans un nuage de farine puis enfourne les pâtes garnies au milieu du foyer qu’un ballet de flammes jaune vif vient égayer.

Luigi n’est pas là ce soir. Il est près de 21 heures et je l’aurais pourtant bien méritée, ma pizza, tout comme je l’ai mérité, mon week-end (j’ai encore les traces de ma chaise sur les fesses, mes doigts brûlent d’avoir trop tapoté sur mon clavier d’ordinateur et mon cerveau y est encore, au bureau).

Direction le restaurant japonais, dans lequel je n’ai jamais eu ni le courage ni l’envie de mettre les pieds, vu l’environnement pas très réjouissant où il est implanté depuis quelques années maintenant. Il y a une agitation pas possible là-dedans. De part et d’autres de l’allée centrale où une fontaine zen accueille le visiteur en quête de poisson cru, se dressent de nombreuses tables où, dans un brouhaha général des amateurs déjà nombreux dînent sous une lumière tamisée. En m’approchant de l’îlot qui succède à la fontaine, j’aperçois trois préparateurs qui s’agitent derrière le comptoir, sur lequel attendent des dizaines de plats garnis de sushis, sashimis, makis et de bols de riz fumant. Le japonais duquel je m’approche ne lève même pas le nez, tellement il est absorbé dans la concentration que la rapidité de son geste nécessite. En observant mieux la configuration du restaurant, j’aperçois le comptoir principal qui se trouve au fond de la salle, et m’y dirige tranquillement. Ce trajet de quelques pas me donne l’impression d’être dans un autre espace-temps, si nombreux sont les serveurs et les serveuses aux cheveux noirs qui parcourent en tout sens le restaurant au pas de course autour de moi. Pendant que je consulte le menu codé, j’ouvre mes sens à l’agitation ambiante. Il y a deux téléphones qui ne cessent de retentir, des femmes en kimono et lunettes qui ne cessent de répondre, de ne rien entendre et de passer le combiné à celle qui passe à ce moment-là. Il y a une jeune femme derrière le comptoir qui fait la vaisselle, encaisse les règlements sans rendre la monnaie sur les tickets restaurant et tourne la molette des expressos. Le nom du restaurant, « Tokyo », ne brille pas vraiment d’originalité, mais elle, elle porte une tunique où est inscrit « Chitsuruya Sauce soja ». Tout un programme. A ma droite, deux portes battantes donnent accès aux cuisines, et de ses deux portes apparaît à chaque minute une tête de japonais différente. Je n’arrive pas à compter combien ils sont d’asiatiques, dans ce restaurant, sortant de tous cotés, cavalant partout autour des tables, mais c’est un véritable XIIIème arrondissement paumé dans une petite ville du Val d’Oise, Fosses (tu parles d’un trou…). Et puis c’est toujours le même cirque dans ces endroits, chaque femme asiatique à lunettes me fait penser un peu à la mienne, d’asiatique (si ma maman savait ça…).

Et c’est aussi toujours la même contrariété, chez le japonais : pas moyen de mettre la main sur mon menu idéal (soupe-salade-brochettes-riz complétés d’un peu de sushis, d’un peu de sashimis et d’un peu de makis). Comme si pour manger japonais, il me fallait toujours faire des concessions.

Après tout, c’est peut-être un précepte zen, que de faire des concessions culinaires.

Luigi, lui, il en met plein des champignons et du fromage, sur ses pizzas.

40ème citation du jour

avril 21, 2008

«  Passez donc comme un parfum qui, s’évaporant avec la célérité d’un désir, effleure mes narines et peuplera mes prochaines pensées.

– Puissent les feuillages d’ambre tapisser vos chemins d’oubli. »

Et c’est à peu près sur ces quelques mots, dont la nature spontanée et la survenue presque incontrôlée les fit scintiller d’un peu de surréalisme, que je me retrouvai seul devant mon écran. Je ne compris guère à ce moment-là quelles furent mes véritables pensées ou de quelle nature furent mes sentiments, mais tout ceci plongea mon esprit dans un flottement vaporeux dont il me fut difficile de me libérer.

Et voilà qu’en me détachant enfin de cette rêverie où de si jolis mots se rencontrent et se croisent dans l’alchimie d’un ballet littéraire, je m’agrippe une fois de plus à ces quelques lignes bien plus illustres que les miennes, et dont les auteurs ont su donner une limpidité remarquable.

« Les choses n’ont pas de signification : elles ont une existence. »
Fernando Pessoa

« Il faut écrire pour soi, c’est ainsi que l’on peut arriver aux autres. »
Eugène Ionesco

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