40ème citation du jour

avril 21, 2008

«  Passez donc comme un parfum qui, s’évaporant avec la célérité d’un désir, effleure mes narines et peuplera mes prochaines pensées.

- Puissent les feuillages d’ambre tapisser vos chemins d’oubli. »

Et c’est à peu près sur ces quelques mots, dont la nature spontanée et la survenue presque incontrôlée les fit scintiller d’un peu de surréalisme, que je me retrouvai seul devant mon écran. Je ne compris guère à ce moment-là quelles furent mes véritables pensées ou de quelle nature furent mes sentiments, mais tout ceci plongea mon esprit dans un flottement vaporeux dont il me fut difficile de me libérer.

Et voilà qu’en me détachant enfin de cette rêverie où de si jolis mots se rencontrent et se croisent dans l’alchimie d’un ballet littéraire, je m’agrippe une fois de plus à ces quelques lignes bien plus illustres que les miennes, et dont les auteurs ont su donner une limpidité remarquable.

« Les choses n’ont pas de signification : elles ont une existence. »
Fernando Pessoa

« Il faut écrire pour soi, c’est ainsi que l’on peut arriver aux autres. »
Eugène Ionesco

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