Humeur : off pour six jours !

Vitalité : usé (piscine, tennis, théâtre)

Envie : d’une Häagen-Dazs Cookies & Cream

« La camionnette est pas là. Je prends ailleurs ou un jap ?

- Je suis en double appel. Peu importe, prends ce que tu veux. »

Dommage qu’il ne soit pas là, le pizzaïolo dans sa camionnette blanche. D’habitude il est là tous les vendredi soirs, et de temps en temps j’aime bien aller lui commander une pizza au feu de bois (Reine ou 4 saisons, saveurs éternelles). Elles sont délicieuses, ses pizzas, à « Luigi », surtout un soir de week-end. Lorsque j’arrive ces soirs-là, derrière le comptoir, un délicieux petit brin de jeune femme prend ma commande, l’accompagnant d’un sourire pas possible (un sourire à refuser de passer la nuit dans la baignoire). Ca ne fait pas très large, l’arrière d’une camionnette, pour caser un four au feu de bois, les boîtes à légumes et fromages, les boîtes à pizzas, la caisse, les boissons, les desserts faits maison, ma jolie vendeuse avec micro-oreillette-téléphone portable intégré et, bien évidemment, Luigi (ou Jean-Paul, vas savoir…) qui, de dos, agite ses bras dans un nuage de farine puis enfourne les pâtes garnies au milieu du foyer qu’un ballet de flammes jaune vif vient égayer.

Luigi n’est pas là ce soir. Il est près de 21 heures et je l’aurais pourtant bien méritée, ma pizza, tout comme je l’ai mérité, mon week-end (j’ai encore les traces de ma chaise sur les fesses, mes doigts brûlent d’avoir trop tapoté sur mon clavier d’ordinateur et mon cerveau y est encore, au bureau).

Direction le restaurant japonais, dans lequel je n’ai jamais eu ni le courage ni l’envie de mettre les pieds, vu l’environnement pas très réjouissant où il est implanté depuis quelques années maintenant. Il y a une agitation pas possible là-dedans. De part et d’autres de l’allée centrale où une fontaine zen accueille le visiteur en quête de poisson cru, se dressent de nombreuses tables où, dans un brouhaha général des amateurs déjà nombreux dînent sous une lumière tamisée. En m’approchant de l’îlot qui succède à la fontaine, j’aperçois trois préparateurs qui s’agitent derrière le comptoir, sur lequel attendent des dizaines de plats garnis de sushis, sashimis, makis et de bols de riz fumant. Le japonais duquel je m’approche ne lève même pas le nez, tellement il est absorbé dans la concentration que la rapidité de son geste nécessite. En observant mieux la configuration du restaurant, j’aperçois le comptoir principal qui se trouve au fond de la salle, et m’y dirige tranquillement. Ce trajet de quelques pas me donne l’impression d’être dans un autre espace-temps, si nombreux sont les serveurs et les serveuses aux cheveux noirs qui parcourent en tout sens le restaurant au pas de course autour de moi. Pendant que je consulte le menu codé, j’ouvre mes sens à l’agitation ambiante. Il y a deux téléphones qui ne cessent de retentir, des femmes en kimono et lunettes qui ne cessent de répondre, de ne rien entendre et de passer le combiné à celle qui passe à ce moment-là. Il y a une jeune femme derrière le comptoir qui fait la vaisselle, encaisse les règlements sans rendre la monnaie sur les tickets restaurant et tourne la molette des expressos. Le nom du restaurant, « Tokyo », ne brille pas vraiment d’originalité, mais elle, elle porte une tunique où est inscrit « Chitsuruya Sauce soja ». Tout un programme. A ma droite, deux portes battantes donnent accès aux cuisines, et de ses deux portes apparaît à chaque minute une tête de japonais différente. Je n’arrive pas à compter combien ils sont d’asiatiques, dans ce restaurant, sortant de tous cotés, cavalant partout autour des tables, mais c’est un véritable XIIIème arrondissement paumé dans une petite ville du Val d’Oise, Fosses (tu parles d’un trou…). Et puis c’est toujours le même cirque dans ces endroits, chaque femme asiatique à lunettes me fait penser un peu à la mienne, d’asiatique (si ma maman savait ça…).

Et c’est aussi toujours la même contrariété, chez le japonais : pas moyen de mettre la main sur mon menu idéal (soupe-salade-brochettes-riz complétés d’un peu de sushis, d’un peu de sashimis et d’un peu de makis). Comme si pour manger japonais, il me fallait toujours faire des concessions.

Après tout, c’est peut-être un précepte zen, que de faire des concessions culinaires.

Luigi, lui, il en met plein des champignons et du fromage, sur ses pizzas.

40ème citation du jour

avril 21, 2008

«  Passez donc comme un parfum qui, s’évaporant avec la célérité d’un désir, effleure mes narines et peuplera mes prochaines pensées.

- Puissent les feuillages d’ambre tapisser vos chemins d’oubli. »

Et c’est à peu près sur ces quelques mots, dont la nature spontanée et la survenue presque incontrôlée les fit scintiller d’un peu de surréalisme, que je me retrouvai seul devant mon écran. Je ne compris guère à ce moment-là quelles furent mes véritables pensées ou de quelle nature furent mes sentiments, mais tout ceci plongea mon esprit dans un flottement vaporeux dont il me fut difficile de me libérer.

Et voilà qu’en me détachant enfin de cette rêverie où de si jolis mots se rencontrent et se croisent dans l’alchimie d’un ballet littéraire, je m’agrippe une fois de plus à ces quelques lignes bien plus illustres que les miennes, et dont les auteurs ont su donner une limpidité remarquable.

« Les choses n’ont pas de signification : elles ont une existence. »
Fernando Pessoa

« Il faut écrire pour soi, c’est ainsi que l’on peut arriver aux autres. »
Eugène Ionesco

Têtes de…

avril 15, 2008

Humeur : assez bonne

Vitalité : tennis, luminothérapie naturelle

Envie : rien de particulier

C’est le nouveau « truc » qui fait fureur sur Internet en ce moment et qui fait un buzz d’enfer. J’ai complètement oublié le nom de cette nouvelle mode, mais en découvrant ces montages, on se dit que le premier qui a eu l’idée de faire ça, « il devait sacrément se faire chier ».

Le résultat est super chouette malgré tout, et la recherche, la créativité qui y mènent le sont tout autant. Voici les premiers essais obtenus avec mon acolyte non alcoolique Dan et mon petit bout de femme qui s’est aussi prêtée au jeu. A suivre !

…Où les mots de deux grands hommes, se disputant l’exclusivité de cette tête d’affiche, s’étaient engagés dans une lutte littéraire sans merci avant que je ne tranche enfin pour eux, et décide qu’exceptionnellement, la citation du jour serait double. Car l’une et l’autre de ces citations ont en commun d’avoir aujourd’hui pour moi, une force, une résonance, un écho certains.

La première est celle d’un homme dont les mots incroyables m’ont fait rêvé plus d’une fois. L’écriture de ce visionnaire, aventurier de l’imaginaire, chirurgien des technologies et des sciences de tout domaine, n’a cessé de me fasciner et de m’inspirer.

La paternité de la seconde revient à un aviateur, un aventurier et écrivain, qui pensait que c’est par le dépassement de soi que l’on devient un homme.

« Rien ne s’est fait de grand qui ne soit une espérance exagérée. »

Jules Vernes

« Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible. »

Antoine de Saint-Exupéry


Humeur : RTTée

Vitalité : RTTée

Envie : d’aller à la FNAC m’acheter des bouquins pour me sentir un peu intello

Bonne nouvelle pour la sécurité sociale : je ne vais jamais chez le médecin. Enfin, si peu… Une fois par ans chez le docteur des quenottes, et moins encore chez le docteur qui sait tout sur rien, et rien sur tout (permettez-moi cette définition involontairement méprisante, du terme « généraliste », mais sa forme me paraissait plutôt intéressante).

Du coup cela me rend anxieux, d’aller chez le docteur, comme si l’idée stupide me venait que la loi des statistiques me ferait forcément tomber malade un jour ou l’autre, et que se rendre chez le médecin, c’était un peu les provoquer, ces probabilités, et c’était un peu le forcer, le destin. Et puis en franchissant le seuil d’un cabinet de médecins, j’ai la sensation masochiste de mettre volontairement le pied dans la convergence de toutes les souffrances et de toutes les misères. Car voilà presque une provocation, de venir moi, avec ma bonne mine et mes beaux vêtements, au milieu de tous ces pauvres gens qui sont malades (pour de vrai).

Je ne suis point exigeant. Lors de cette visite qui relève de l’exceptionnel, il n’y a qu’une seule chose qu’il me soit cher d’entendre de la part de mon médecin : « Vous êtes beau, riche, intelligent et en très bonne santé. 22 euros. Adieu, et ne perdez plus votre temps à venir m’emmerder avec votre encéphalogramme, qui est d’une normalité affligeante. »

Salle d’attente du cabinet de Louvres. Sur la table basse s’empilent des magazines pour bonnes femmes datant de 2004 (« Comment le rendre fou au lit», « Spécial minceur », « Etonnez vos amis avec les recettes de Noël » ou « Adolescence : comment aborder la sexualité avec votre enfant »), surmontés par un numéro de « Point de vue » dont la couverture sans intérêt, mille fois retournée, tombe en lambeaux. Mon attention se reporte rapidement sur mon carnet de santé bleu. A vrai dire, il est certainement collector, mon carnet de santé. Je le traîne quand même depuis 29 ans, ce bout de cahier à la couverture délavée. Il a survécu à tous les déménagements : c’est-à-dire à tous les grands génocides de papiers que ces évènements m’imposèrent tant de fois dans ma vie. C’est toujours avec beaucoup de curiosité et de plaisir que j’ouvre les premières pages de mon carnet de santé, comme si ce geste magique avait le pouvoir de me faire revivre les premiers jours de mon existence. Et quels jours !…

La page est tamponnée du « Service de Prématurés et de Réanimation Néo-natale » du Centre hospitalier de Chambéry : 36 semaines, c’est vrai que ça fait pas lourd. 2 kg 500, non plus. A l’endroit où est indiqué la date de l’examen, je vois que « août » est inscrit par-dessus l’ébauche de « sep ». Pendant que je braille à côté d’elle, j’imagine l’infirmière en train de remplir mon carnet. « J’en ai ras-le bol de rester ici au mois d’août. Toujours les mêmes qui bossent pour les autres. Vivement le mois de septembre. »

Le 18 août 1979 donc, 7 jours après avoir atterri sur cette planète, j’ai l’ombilic normal, je n’ai pas d’œdème, pas d’ictère, aucune pâleur (de mère asiatique, cela eût été alarmant). Mon cri est normal, je n’ai pas de dyspnée, de cyanose ou de souffle cardiaque. Pas d’hépatomégalie, ni même de splénomégalie (trop tôt, certainement, pour diagnostiquer une quelconque mégalomanie, que je ne vois pas apparaître dans la liste des critères, qui ressemblent plus à un QCM qu’à une analyse médicale). Organes génitaux : « RAS ». Comment ça « rien à signaler » ? Laissez-moi le temps de grandir un peu ! Tu m’étonnes qu’à sept jours “ils” n’aient pu voir qu’un petit bout de spaghetti fripé !

Je feuillette les quelques feuillets suivants. Page 25 : « Régime. SMA 6×70 (mettre 1 mesure rase de poudre de lait dans 30 grammes d’eau d’evian ou volvic) STEROGYL XX gtts par semaine à partir du 21/08/79 ».

Avec ça, si j’ai pas la niak…

- Monsieur Coulot ?

L’appel du docteur tant désiré me fait relever la tête de mes lectures médicales. […] Tension : parfaite. 1m68. 58 kilos. Je remarque, avec résignation :

- Ca fait des années que ça bouge plus.

- Ca ne bougera plus maintenant…répond ma généraliste.

- Oh j’aimerais bien prendre un peu quand même…

- …Ah, vous parlez de votre poids ! Je croyais que vous parliez de votre taille… C’est sûr que vous ne grandirez plus par contre. Je croyais que vous faisiez de l’humour.

- C’est sûr que je n’ai plus trop l’espoir de grandir maintenant !… Par contre je me trouve un peu maigre. Je sais que c’est purement subjectif et que je suis dans la normalité mais bon…

- Oui, vous n’êtes pas si maigre que ça (elle sort les abaques d’un tiroir de son bureau). Ah oui tiens, vous êtes juste au dessus de la limite inférieure.

Elle se tourne vers moi d’un air qui-en-a-vu-d’autres.

- Mais mieux vaut être à la limite inférieure qu’à la limite supérieure…C’est bien d’avoir repris le sport, je vous félicite. Ca fait du bien hein ? On a l’impression d’être plus maître de son corps ?!

Si elle savait, comment je patauge à la piscine…

Je poursuis mon parcours du malade en parfaite santé en allant faire une prise de sang dans le laboratoire d’analyses médicales qui se trouve à deux pas du cabinet. C’est pas possible, ça sent autant le chlore qu’à la piscine dans cet endroit de misère ! Les locaux sont vieux comme une vieille industrie, ses carrelages démodés, fendus de part et d’autres, meurent lentement sous les allers venues des cobayes. Aux murs, des tableaux qui ne ressemblent à rien qui puisse m’émouvoir sont maladroitement suspendus au dessus du comptoir de l’accueil. Je pose mes fesses sur un siège en cuir dont le revêtement des accoudoirs est un peu décousu. Tout cela me rappelle mes déplacements dans les vieilles usines chimiques du Nord ou de la Picardie. Je m’attends à voir un bonhomme sortir d’un bureau pour m’accueillir, vêtu d’une veste grise au logo « ATOFINA » et enfilant son casque pour aller visiter son site qui sent tout sauf la nature.

Parfois le monde est bien foutu : la pharmacie est à deux pas du laboratoire d’analyses qui est à deux pas du cabinet de médecins. Par contre comme pharmacien j’ai connu mieux. Après avoir saisi mon ordonnance avant même que j’aie fini de la lui tendre, il expédie sur son ordinateur l’enregistrement de ma commande avec la vitesse de gestes mille fois répétés, puis m’arrache des mains mes deux cartes en plastique (bancaire et vitale, la première étant malgré tout aussi vitale que la deuxième). Cela m’a toujours semblé insidieux, les vendeurs en costume : ça se voit comme le nez au milieu de la figure, cette nécessité de bâcler l’échange pour parvenir au plus vite au règlement. Dans un coin de la pharmacie, une abominable assistante en blouse longue, qui semble un apothicaire moyenâgeux, cheveux noirs hirsutes, plaisante d’une voix rauque avec mon pharmacien vénal. Il ne me fallut que deux ou trois minutes, pour sortir de cet endroit, détroussé de trente euros et emportant avec moi ces images d’un autre temps.

Promis, je n’irai plus, chez le médecin.

 

 

 

 

 

Humeur : bon niveau
Vitalité : idem
Envie : je crois que je vais descendre prendre un snickers glacé…

Il y a certains types de beauté qui nous laissent sans voix. Celle de cette mélodie me laisse sans mots.

Humeur : corporate
Vitalité : bon niveau, malgré l’heure confisquée.
Envie : d’être brillant.

Sur le revêtement carrelé des vestiaires fumants, une fine pellicule d’eau manque de me faire trébucher. Une formidable agitation s’est emparée des lieux et de toutes parts me parviennent les cris aigus d’un groupe, d’une meute de culottes courtes remuantes qui sortent du bassin en courant. J’avais oublié la terrible résonance que pouvait avoir une telle colonie de vacances dans les vestiaires d’une piscine. Avec la froide sérénité qu’est la mienne, je me dirige vers les casiers du fond épargnés par l’assaut général et autour de moi, des corps pâles et grelottants courent, glissent et se faufilent. Subitement, un mioche d’une dizaine d’année tout au plus, ouvre brutalement la porte de sa cabine et disparaît aussitôt dans la confusion générale, et j’en profite pour monopoliser à mon tour ce petit coin d’intimité pour me changer. Le brouhaha, bien que dégressif, se poursuit autour de mon silence à moi. Il y a les garçons qui crient pour faire peur aux filles, et les filles qui crient de peur devant les garçons. Ca tape sur la cloison de gauche, et sur la cloison de droite. Sur le carrelage, je vois même les ombres multiples qui gigotent bruyamment dans les cabines. Ce doit être sacrément fatiguant, d’être un gosse.

Et puisque dans l’ordre du monde certaines logiques sont implacables, et qu’aucune cause n’existe sans sa conséquence, je pénètre dans l’eau tiède du bassin en faisant abstraction du voile jaune pâle qu’elle renferme aujourd’hui. Il y a deux jours encore ma tendre moitié, bouillonnant d’un enthousiasme exponentiel devant la perspective des travaux de décoration de notre chambre, tentait de justifier son impatience : « Il faut se fixer des objectifs, sinon on n’avancera jamais ! » Ne pas boire la tasse, voilà qui fût à ce moment-là le seul, l’unique, l’indispensable objectif de ma séance.

Tout cela n’est qu’une question de générations qui se succèdent. Après le départ agité des plus jeunes, une toute autre population investit la fosse humide. Partout dans les couloirs du bassin se mettent lentement en marche l’Arrière banc des amateurs de chlore, la Troisième génération des nageurs à l’ancienne et l’Amicale des retraités pataugeants de Compiègne. Les années qui sont passées ont affecté les corps. Ceux-ci semblent un peu plus frêles que jadis, et celles-là un peu moins sveltes qu’avant. Et tout ce beau monde s’entasse au bas des échelles, s’agglutine au pied des plongeoirs, s’agrippe aux flotteurs bleus et blancs des couloirs. Ca parle toujours de cuisine, de querelles de voisinage et de petits-fils qui viennent d’avoir leur diplôme de je-ne-sais-quoi (mais c’est un sacré diplôme dont on est toujours très fier…).

Alors que le crawl constitue toujours à mes yeux la nage des habitués par excellence, je me contente fort modestement de ma brasse coulée, dont les mouvements de tête plongeant alternativement dans l’eau me font spectateur d’un monde aquatique plein de surprises. De là-dessous, en même temps que j’expulse l’air de mes poumons en faisant de grosses bulles qui résonnent dans l’eau, j’observe avec curiosité les parties immergés des vieux icebergs qui gigotent : cela me semble toujours aussi incongru, de vouloir nager à l’oblique. Je ne suis pas un exemple en la matière, mais tout de même… Une dame me frôle en imprimant dans son sillage les mouvements d’une nage admirable quoique originale, qu’une sirène n’aurait guère mieux faits. Une autre me laisse même dans les narines l’odeur veloutée d’un parfum ou de quelque produit cosmétique aux senteurs plutôt bien formulées (c’est fou ce que les gens peuvent sentir, même dans l’eau). Je me retourne dans l’espérance que la douceur de cette fagrance soit aussi celle de la nageuse qui l’accompagne, mais le sport n’ayant toujours pas révélé ses vertus de guérisseur miraculeux de la myopie, je ne vois absolument rien qu’une forme qui s’éloigne de moi en remuant les bras.

Il faut le vouloir quand même, pour venir s’agglutiner pendant trois quarts d’heure dans un bassin d’eau chlorée… J’espère au moins que ça va finir par me les réveiller, mes pectoraux de gringalet.

38ème citation du jour

mars 26, 2008

Confiance, courage et patience.

Et, doté de ces trois forces, se convaincre que rien n’y résiste.

 

Ecrire

 

Printemps

mars 21, 2008

Printemps
 

Humeur : douce
Vitalité : trio gagnant (piscine – flunch – sieste)
Envie : de me replonger ce soir dans l’écriture

Adieu Hiver.

Hiver infâme, plongé dans l’obsurité tremblante des nuits sans fin et des jours trop courts. Adieu Hiver, dégoulinant d’une humidité pénétrante et suitant d’une fièvre grise.

Voici venu le Printemps, et avec lui toutes les réjouissances qui l’accompagnent.

Derrière moi s’éteint lentement le souvenir des souffrances passées et s’efface peu à peu la trace des expériences douloureuses. Et devant moi, dans le contre-jour naissant d’un soleil qui revit, se dessine lentement l’espérance de jours meilleurs et la perspective d’un peu de chaleur.

Au dehors les choses, que les couleurs de la vie viennent envelopper à nouveau, sont comme les images d’un monde coloré dont on a peine encore à croire qu’elles sont la réalité. Le Printemps est un oiseau multicolore, il est comme ce rêve qui se pose enfin sur le sol et y répand les lueurs embryonnaires de l’Eté.

Il y aura l’odeur brute de la fumée du bois qui crépite et celle de la viande qui grésille sur la grille. Il y aura les brins d’herbe chatouillant la peau pour les encas au soleil. Il y aura la douceur d’une existence insouciante, qu’enveloppent des journées délicieuses, désireuses de grignoter peu à peu des minutes sur les nuits affaiblies.

Adieu Hiver.
Voici venu le Printemps, et avec lui toutes les réjouissances qui l’accompagnent.   

37ème citation du jour

mars 21, 2008

« On devrait toujours écrire comme à un vieil ami. »

Jean-Claude Pirotte

 Pourrais-je dire « On devrait toujours écrire », tout simplement ?